Ce samedi 25 juillet 2026 restera sans doute une date importante dans l’histoire politique récente du Sénégal. Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye lance officiellement son parti politique. Au-delà de l’événement partisan, il convient de saluer et d’encourager un homme qui, depuis son accession à la magistrature suprême, incarne la sérénité, le dialogue et la stabilité dont notre pays avait tant besoin.
Le Sénégal est aujourd’hui en paix. Les Sénégalais ne vivent plus dans l’angoisse permanente des tensions politiques et des discours belliqueux. Les relations avec nos partenaires techniques et financiers se normalisent, notre diplomatie retrouve son rayonnement et notre pays renoue progressivement avec la confiance, le progrès et l’espérance.
Le Sénégal n’est pas un pays né hier. Il est l’héritier d’une longue tradition démocratique bâtie par les présidents Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall. C’est un pays de dialogue, de compromis et de paix. Son histoire et son identité politique ne peuvent s’accommoder ni de l’aventurisme, ni du populisme encore moins de la confrontation permanente.
Beaucoup y verront la main de la Providence. Au moment où le Sénégal semblait s’engager sur une voie périlleuse, Dieu avait déjà placé Bassirou Diomaye Faye là où il fallait. Son élection à la présidence de la République apparaît aujourd’hui comme un tournant historique qui a permis au pays d’éviter une catastrophe politique et institutionnelle.
Le lancement de son parti politique marque également la fin d’un cycle. Celui du Pastef tel que les Sénégalais l’ont connu. L’histoire retiendra que ce parti, porté par les discours incendiaires et la radicalisation du débat public, a fini par être politiquement dépassé par celui-là même qu’il avait choisi comme candidat.
L’ironie de l’histoire est saisissante : celui que certains considéraient comme un simple candidat de substitution est devenu le principal artisan de la reconstruction de l’État et de l’apaisement national. Bassirou Diomaye Faye, par son intelligence politique, son calme, son éducation et son sens des responsabilités, a enterré politiquement une certaine conception de la politique fondée sur la division et la surenchère.
Durant deux années et demie, alors qu’il concentrait l’essentiel du pouvoir politique, Ousmane Sonko n’a laissé derrière lui ni grandes réalisations ni réponses durables aux difficultés des populations. Les Sénégalais continuent de faire face à un coût de la vie élevé et à des préoccupations quotidiennes auxquelles les postures politiques ne sauraient répondre.
Le départ d’Ousmane Sonko des affaires gouvernementales semble avoir ouvert une nouvelle séquence politique. Le Sénégal retrouve progressivement sa place sur la scène internationale, comme en témoignent les succès diplomatiques enregistrés ces derniers mois, notamment l’élection du président Bassirou Diomaye Faye à la tête de la CEDEAO ainsi que celle du général d’armée Birame Diop à la présidence de la Commission de l’organisation régionale.
Sur le plan politique, Ousmane Sonko ferait mieux d’adopter davantage de retenue. Le président Bassirou Diomaye Faye le connaît sans doute mieux que quiconque pour avoir cheminé à ses côtés durant de longues années et contribué grandement à la mise en place de l’appareil politique Pastef qui le combat aujourd’hui.
Dans une République, il ne peut y avoir d’ambiguïté : le président de la République est le garant des institutions et le détenteur de la légitimité populaire suprême. Aucun responsable politique, quel que soit son parcours, ne saurait durablement prospérer dans une logique de confrontation avec les institutions de son pays.
Les vagues de démissions enregistrées au sein de Pastef ne sont peut-être que les premiers signes d’une profonde recomposition politique. Ousmane Sonko récolte aujourd’hui ce qu’il a lui-même semé : la politique de l’affrontement, des règlements de comptes et des arrestations arbitraires dénoncées par de nombreux observateurs contre les responsables et militants de l’ancien régime.
Le Sénégal mérite mieux que les querelles personnelles et les ambitions démesurées. Il mérite un leadership apaisé, rassembleur et tourné vers l’avenir.
En ce 25 juillet 2026, il faut souhaiter plein succès au président Bassirou Diomaye Faye dans cette nouvelle étape de son engagement politique. Il sera certainement accompagné par beaucoup de patriotes au vrai sens du terme qui veulent construire le Sénégal.
Quant à ceux qui persistent dans les combats d’arrière-garde, l’histoire se chargera de leur rappeler qu’aucune aventure politique ne peut survivre lorsqu’elle cesse de servir l’intérêt supérieur de la Nation.
Ibrahima Baba SALL
Ancien Premier Vice-président de l’Assemblée nationale








