Au Sénégal, les nouvelles autorités face au défi de la régulation de la pêche


Rédigé le Mercredi 29 Mai 2024 à 11:42 | Lu 99 fois | 3 commentaire(s)



Des chalutiers notamment chinois, qui passent sous pavillon sénégalais ou qui naviguent sans une véritable traçabilité en mer, sont accusés de « piller » les stocks halieutiques.


Au Sénégal, les nouvelles autorités face au défi de la régulation de la pêche

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Sur l’ensemble des promesses de rupture formulées par les nouvelles autorités du Sénégal, celle-ci concerne directement le quotidien de 600 000 de leurs compatriotes. Avant d’accéder au pouvoir, le nouveau président Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko s’étaient engagés à rétablir la souveraineté alimentaire des Sénégalais.

Aux commandes depuis le 3 avril, les anciens opposants ont pris de premières mesures pour changer la donne dans le secteur de la pêche industrielle et mènent un combat sur un double front : renégocier d’ici à l’expiration fin novembre des seuls accords existants avec l’Union européenne et ses dix-neuf navires autorisés à pêcher dans les eaux locales ; mais surtout s’attaquer à ces chalutiers étrangers, chinois et turcs, qui, en passant sous pavillon sénégalais, se dégagent de règles plus contraignantes appliquées aux navires européens.

Symboles de la surpêche menée au large des côtes sénégalaises, ces chalutiers chinois Yuan Yu, en rade de Dakar depuis des semaines, ont fait leur apparition après le rapprochement entre les deux pays en 2005, sans qu’aucun accord dans le domaine de la pêche ne soit signé. Ces navires, dont l’immatriculation signifie « pêcherie lointaine » en mandarin, ont depuis envahi le littoral.

Les affréteurs se cachent derrière des sociétés mixtes de droit sénégalais, aujourd’hui dans le collimateur du gouvernement. Début mai, la publication attendue des licences accordées aux navires « nationaux » a révélé, selon des sources de haut niveau dans le secteur, la présence d’« au moins 46 bateaux chinois » dans les eaux territoriales.

Vaste audit annoncé du secteur de la pêche

« J’ai photographié des dizaines de ces bateaux chinois entre Dakar et Gorée depuis le début de l’année », confirme Mamadou Sarr. Le pêcheur a peu de doutes sur leurs intentions. « Ils viennent ici pour sénégaliser leurs bateaux, tonne celui qui est aussi à la tête de la coalition pour une pêche durable. Ils obtiennent une nouvelle immatriculation en montant des sociétés mixtes avec des prête-noms sénégalais pour piller nos ressources. »

Ce procédé légal destiné à permettre la domiciliation d’entreprises au Sénégal, très employé dans le secteur de la pêche industrielle, est aujourd’hui remis en cause par le nouveau pouvoir qui estime son objectif premier détourné par ces sociétés mixtes.

Prélude à un vaste audit annoncé du secteur de la pêche, le Sénégal a donc publié, le 2 mai, un document qui « redonne espoir » aux pêcheurs comme Mamadou Sarr : une liste de 132 « navires nationaux », dont des dizaines sont affrétées par des entreprises de pêche industrielle, détenues à 51 % par des parties sénégalaises. Des « faux nez des chalutiers chinois », dénonce Aliou Ba, responsable de la campagne Océan pour Greenpeace Afrique.

« Ce premier acte fort pour la transparence », Fatou Niang, trésorière du groupement des armateurs et des industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes) et directrice générale d’une société à la tête de 18 chalutiers – tous sous licence – l’attendait depuis « au moins quatre ans ».

Des parcours de navigation qui interrogent

En mai 2019, elle avait cosigné avec l’ensemble des représentants du secteur une lettre ouverte au président Macky Sall lui enjoignant de publier les agréments accordés aux bâtiments étrangers. Parmi eux, une « quarantaine de navires, appartenant à des armateurs chinois pour la majorité », accusés de « piller » des stocks halieutiques comme « les sardinelles, les chinchards ainsi que des espèces de fond comme le merlu ».

« La liste, c’est un bon début », reconnaît Alassane Samba, océanographe biologiste longtemps rattaché au centre de recherche océanographique de Dakar-Thiaroye. « On doit maintenant savoir qui sont les propriétaires réels de ces navires, connaître les montages financiers et traquer d’éventuelles fraudes fiscales », énumère son collègue de l’IRD, Patrice Brehmer, également conseiller scientifique à la commission sous-régionale des pêches. « Des sociétés au capital extrêmement faible, c’est très suspect », ajoute-t-il, évoquant ainsi la probabilité de sociétés-écrans dans le tableau dévoilé début mai.

 

Dans un document consulté par Le Monde Afrique, la Socomi, l’une des sociétés mixtes officiellement agréées, sollicitait dès janvier 2023 le précédent ministre des pêches pour affréter dix navires aux noms chinois. Près d’un an et demi après, aucun d’entre eux ne naviguait dans les eaux du Sénégal, mais, d’après la liste officielle, la Socomi armait bien dix chalutiers aux noms modifiés.




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