La paroisse Saint Augustin de Lyndiane, dans le diocèse de Ziguinchor, a bien célébré ce 15 août la fête de l’Assomption. Dans une homélie dense et inspirée, l’Évêque Monseigneur Jean-Baptiste Valter Manga a livré un enseignement puissant sur le mystère de Marie, sur la sacralité du corps et sur l’espérance chrétienne face aux persécutions.
S’appuyant sur le texte de l’Apocalypse, Mgr Manga a opposé l’image de la femme fragile, enceinte et couronnée de douze étoiles, au dragon rouge feu aux sept têtes et dix cornes. « En apparence, la victoire serait au dragon, mais Dieu est plus fort », a-t-il martelé, rappelant que les chrétiens persécutés par l’Empire romain portaient en eux un trésor : la parole de Dieu, Jésus-Christ lui-même. Cette figure de la femme, a-t-il expliqué, est celle de l’Église qui, de génération en génération, affronte le démon et ses persécutions.
L’évêque a ensuite mis en lumière la dimension mariale de ce mystère. Marie, la première à avoir porté dans son corps la parole de Dieu, est élevée au ciel avec son corps et son âme. « Ce que nous fêtons aujourd’hui, c’est que Marie est montée au ciel avec son corps et son âme, comme son fils Jésus », a-t-il affirmé, soulignant que cette fête est une anticipation de la résurrection promise à tous les disciples du Christ.
Mgr Manga a insisté sur la sacralité du corps humain, temple de l’Esprit-Saint, et sur l’espérance que l’Assomption incarne pour chaque chrétien : « Notre corps est sacré. Nous devons le respecter comme siège de l’Esprit-Saint. » Il a invité les fidèles à voir en Marie un modèle de sainteté et de fidélité, rappelant que la Vierge ne prend jamais la place du Christ mais conduit toujours vers lui.
Dans une exhortation finale, l’Évêque de Ziguinchor a encouragé les fidèles à prier Marie quotidiennement, à reconnaître en elle l’intercession maternelle et la place centrale qu’elle occupe dans la vie chrétienne. « Marie ne peut être séparée de son Fils. Ce qui donne valeur à la Vierge, c’est celui qu’elle a porté », a-t-il conclu, avant de saluer les légionnaires présents et de rappeler que la fête de l’Assomption est avant tout une fête d’espérance et de victoire de la foi.







