Un drame qui fait polémique dans le département de Matam. À la suite du décès accidentel d’un jeune originaire de Ndouloumadji , le guide religieux Thierno Mouhamadou Lamine Ly, de Ndouloumadji Founébé, a ordonné que le défunt ne soit inhumé selon le rite musulman. Une décision motivée, selon lui, par le comportement du jeune et son non-respect des exigences de la religion.
Le décès accidentel d’un jeune à Doumga ouro Alpha, dans la commune de Bokidiawé, département de Matam, a pris une tournure particulière après l’intervention du guide religieux Thierno Mouhamadou Lamine Ly.
Selon les informations rapportées, le marabout a refusé que le jeune défunt soit inhumé conformément au rite musulman. Il estime que le comportement du disparu n’était pas conforme aux prescriptions de l’Islam et entend, à travers cette décision, lancer un message fort à l’endroit de la jeunesse et de toute la communauté.
Pour le guide religieux, cette situation doit surtout servir d’avertissement. Il appelle ainsi les populations à davantage de vigilance face à certains comportements qu’il juge contraires aux valeurs religieuses et sociales.
« Les parents doivent prendre leurs responsabilités »
Dans son intervention, Thierno Mouhamadou Lamine Ly a également interpellé les parents. Il les invite à redoubler de vigilance dans l’éducation et l’encadrement de leurs enfants, notamment face à la consommation de drogue et aux comportements jugés déviants chez certains jeunes.
Le religieux estime que la lutte contre ces phénomènes ne peut pas reposer uniquement sur les autorités. Elle doit également commencer au sein des familles, avec un suivi plus rigoureux des jeunes et une éducation fondée sur les valeurs religieuses et sociales.
À travers cette sortie, le guide religieux de Ndouloumadji Founébé veut ainsi remettre au cœur du débat la question de la responsabilité collective face aux dérives qui touchent une partie de la jeunesse.
Cette décision, intervenue dans un contexte marqué par le décès accidentel du jeune, suscite forcément des interrogations au sein de la communauté et relance le débat sur les pratiques religieuses, l’éducation des jeunes et le rôle des familles dans la prévention de la consommation de drogue et des comportements à risque.








