Le maintien en détention de Farba Ngom, responsable politique de l’Alliance pour la République (APR) et maire des Agnam, continue de susciter des réactions. Hier, le défenseur des droits humains Alioune Tine a dénoncé une décision qu’il juge politiquement motivée, dans le cadre d’un dossier judiciaire impliquant également Tahirou Sarr, remis en liberté.
S’exprimant hier sur le réseau social X, Alioune Tine estime que le député Farba Ngom « paye lourdement son appartenance politique, sa popularité et sa forte légitimité auprès de sa communauté et dans son fief ».
À ses yeux, le traitement réservé à l’ancien député ne peut s’expliquer autrement, au regard du traitement différencié observé dans un même dossier judiciaire. Il pointe particulièrement la différence de sort entre Farba Ngom et Tahirou Sarr, tous deux cités dans la même affaire, soulignant que la libération de ce dernier contraste avec le maintien en détention du maire des Agnam. Au-delà du cas individuel, Alioune Tine met en cause le fonctionnement de la justice sénégalaise. Il soutient que cette situation est rendue possible parce que « le procureur de la République obéit encore au pouvoir Exécutif », plaidant pour une réforme structurelle du système judiciaire.
Parmi les réformes proposées, il évoque l’élection du procureur dans des conditions strictement encadrées, qu’il considère comme une mesure susceptible de transformer profondément l’administration de la justice. Il appelle également à l’adoption d’une loi sur la présomption d’innocence, afin d’éviter, selon lui, «des décisions de justice absurdes et politiquement connotées».
S’exprimant hier sur le réseau social X, Alioune Tine estime que le député Farba Ngom « paye lourdement son appartenance politique, sa popularité et sa forte légitimité auprès de sa communauté et dans son fief ».
À ses yeux, le traitement réservé à l’ancien député ne peut s’expliquer autrement, au regard du traitement différencié observé dans un même dossier judiciaire. Il pointe particulièrement la différence de sort entre Farba Ngom et Tahirou Sarr, tous deux cités dans la même affaire, soulignant que la libération de ce dernier contraste avec le maintien en détention du maire des Agnam. Au-delà du cas individuel, Alioune Tine met en cause le fonctionnement de la justice sénégalaise. Il soutient que cette situation est rendue possible parce que « le procureur de la République obéit encore au pouvoir Exécutif », plaidant pour une réforme structurelle du système judiciaire.
Parmi les réformes proposées, il évoque l’élection du procureur dans des conditions strictement encadrées, qu’il considère comme une mesure susceptible de transformer profondément l’administration de la justice. Il appelle également à l’adoption d’une loi sur la présomption d’innocence, afin d’éviter, selon lui, «des décisions de justice absurdes et politiquement connotées».






