La défense de l’ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, affiche sa satisfaction après les deux décisions rendues ce mercredi 22 juillet 2026 par la Haute Cour de justice. Dans une déclaration, Me Michel Simel Basse estime que ces mesures traduisent le respect des règles de procédure et une volonté de garantir une bonne administration de la justice.
La première décision concerne la levée du placement sous bracelet électronique de l’ancienne ministre. Selon l’avocat, cette mesure remet la situation de sa cliente en conformité avec les dispositions de l’article 138 du Code de procédure pénale, qui limite à douze mois la durée de la surveillance électronique lorsqu’il s’agit d’un délit présumé. « Nous saluons cette mesure de mise en conformité de la situation de notre cliente avec les exigences des lois de procédure », a déclaré Me Michel Simel Basse.
La seconde décision porte sur le renvoi du procès après les vacances judiciaires, soit après la période allant du 1er août au 1er novembre. Pour la défense, ce renvoi, qualifié de « renvoi après vacation », est également une décision satisfaisante.
L’avocat considère qu’il s’agit d’une mesure de procédure « intelligente », destinée à assurer une cohérence entre le dossier examiné par la Haute Cour de justice et la procédure pendante devant le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Cette dernière vise notamment l’ancien Directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) du ministère des Mines et de la Géologie ainsi que l’attributaire du marché incriminé.
Selon Me Michel Simel Basse, les deux procédures portent sur les mêmes faits, avec pour seule différence que les autres mis en cause relèvent de la juridiction de droit commun, contrairement à l’ancienne ministre, poursuivie devant la Haute Cour de justice en raison de son statut d’ancien membre du gouvernement.
L’avocat a également tenu à rappeler que ce « privilège de juridiction » ne constitue pas nécessairement un avantage, les décisions de la Haute Cour de justice n’étant pas susceptibles des voies de recours ordinaires ou extraordinaires, à l’exception du recours en révision.
Au-delà des décisions rendues, Me Michel Simel Basse a salué « la qualité de l’écoute et des échanges » entre les membres de la Haute Cour de justice et les avocats de la défense. Il a félicité le pool d’avocat composé initialement de Mes François Sarr, Benoît Sarr, Baboucar Cissé, Antoine Mbengue et lui-même, renforcé par Mes Papa Laïty Ndiaye, ancien bâtonnier, El Hadj Moustapha Diouf et André Thiakane.
Pour conclure, il a plaidé en faveur d’une justice rendue dans « la courtoisie, au-delà des passions », estimant que les débats judiciaires doivent se dérouler « à des hauteurs de réflexion profitables à tous et particulièrement à la Justice dans sa globalité ».








