Le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique a engagé une vaste mobilisation autour du Plan stratégique de développement (PSD) 2025-2029 de la Direction générale de l'administration territoriale (DGAT).
À l'occasion d'une table ronde réunissant partenaires techniques et financiers, secteur privé et organisations de la société civile ce jeudi à Dakar, le ministre Mouhamadou Mactar Cissé a plaidé pour un accompagnement renforcé afin de faire de ce plan la pierre angulaire de la modernisation de l'administration territoriale.
Dans son intervention, le ministre a rappelé que toutes les politiques publiques se concrétisent dans les territoires. À ce titre, les gouverneurs, préfets et sous-préfets constituent les principaux relais de l'État auprès des populations. Ils assurent la coordination administrative, veillent à l'application des lois, accompagnent les collectivités territoriales et participent à la stabilité sociale ainsi qu'au développement local.
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‎Face aux défis actuels, Mouhamadou Mactar Cissé estime que l'administration territoriale doit évoluer pour répondre aux attentes des citoyens en matière de proximité, de transparence et d'efficacité. Cette ambition, a-t-il souligné, s'inscrit pleinement dans l'Agenda national de transformation 2050.
Le ministre a insisté sur la nécessité d'une forte implication de l'ensemble des administrations, notamment du ministère des Finances, dans la mise en œuvre du PSD. « Faire un plan, c'est bien. Le réaliser, c'est encore mieux », a-t-il déclaré, assurant qu'il mènera lui-même le plaidoyer auprès des différents ministères afin de mobiliser les ressources nécessaires.
Au-delà des investissements en infrastructures, en équipements et en moyens logistiques, Mouhamadou Mactar Cissé a souligné que la réussite de cette réforme repose également sur l'engagement des agents de l'administration territoriale à exercer leurs missions dans le respect de la loi et des principes républicains.
‎Le directeur régional de l'International Budget Partnership (IBP), Malème Amadou Niang, a expliqué que cette table ronde est le fruit d'un important travail de diagnostic réalisé dans les quatorze régions du Sénégal. Les consultations menées auprès des gouverneurs, préfets et sous-préfets ont permis d'identifier les principales contraintes qui freinent la territorialisation des politiques publiques.
Selon lui, les difficultés concernent notamment l'insuffisance des moyens accompagnant les transferts de compétences aux collectivités territoriales, les déficits en infrastructures, les besoins en ressources humaines et la modernisation des services administratifs.
Le PSD 2025-2029 s'articule ainsi autour de plusieurs axes majeurs, notamment la transformation de l'administration territoriale, le financement, le renforcement des ressources humaines et la digitalisation des services.
Malème Amadou Niang a lancé un appel aux partenaires techniques et financiers, aux banques de développement, aux ambassades et aux organisations internationales afin qu'ils alignent leurs interventions sur les priorités définies par le Sénégal. L'objectif est de garantir un accès équitable à des services publics de qualité pour tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence.
Cette mobilisation atteste que le gouvernement entend faire du Plan stratégique de développement 2025-2029, un véritable levier de transformation de l'action publique territoriale et de renforcement de la présence de l'État dans l'ensemble du pays.








