L’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES) a célébré, ce vendredi 24 avril 2026, les champions du monde du hackathon Act In Space 2026. Lors de la réception organisée en l’honneur des lauréats, le directeur général, Maram Kaïré, a affirmé que ce sacre des étudiants de la Dakar American University of Science and Technology (DAUST) valide une stratégie fondée sur un accompagnement institutionnel renforcé, un encadrement de qualité et la mobilisation de jeunes talents. « Il suffit d’un accompagnement institutionnel fort, d’un bon encadrement et de jeunes compétents pour relever les défis internationaux », a-t-il insisté.
En ce sens, Maram Kaïré a appelé les jeunes à s’orienter davantage vers les filières scientifiques. « Remporter le championnat du monde, c’est un signal fort pour tous les jeunes. Il faut leur montrer qu’il existe des débouchés. S’ils comprennent que les sciences peuvent leur offrir des opportunités d’emploi, ils s’y engageront davantage », a-t-il déclaré.
Les lauréats ont, pour leur part, exprimé leur fierté après cette distinction internationale. « Être champion du monde est une fierté pour nous. Ce n’est pas seulement pour notre école, c’est pour tout le Sénégal », a confié Maurice, étudiant en quatrième année de computer science à la DAUST. Il souligne également la portée de cet exploit, réalisé face à une vingtaine de pays.
Au-delà de cette performance, l’ASES veut faire du Sénégal une nation spatiale à part entière. Selon le directeur général, en moins de trois ans, le pays s’est imposé dans les discussions internationales grâce à la « diplomatie spatiale », tout en enregistrant des résultats techniques jugés encourageants.
Sur le plan international, le Sénégal entend renforcer sa collaboration avec la NASA, notamment dans le cadre du programme Artemis 2. Des solutions techniques sont en cours de préparation, avec l’ambition d’impliquer directement les jeunes ingénieurs sénégalais.
Pour rappel, les étudiants ont présenté une solution baptisée Interstellar, destinée à accélérer le traitement et la transmission des données satellitaires vers la Terre. L’objectif est de transformer rapidement ces données brutes en informations exploitables, capables de générer des alertes à fort impact.
La cérémonie de réception a également permis de rassembler d’autres établissements ayant participé au hackathon national comme l’École supérieure polytechnique (ESP), l’école polytechnique de Thies (EPT) ou encore l’Armée de l’air.








