Les élections territoriales sénégalaises ont rarement été organisées à la date initialement prévue. Depuis 1984, au moins cinq reports ont été enregistrés dans des contextes politiques ou institutionnels différents, rappelle Le Soleil. Citant un mémorandum de la société civile, le quotidien national rappelle qu’en 1984, les élections avaient été retardées jusqu’à la généralisation des communes de plein exercice, tandis que celles prévues en 1995 avaient été décalées d’un an dans le contexte de la politique de régionalisation.
La même dynamique s’est répétée sous la présidence d’Abdoulaye Wade. Prévu en 2001, le scrutin avait été repoussé à 2002 dans le contexte du projet de provincialisation. Les élections initialement prévues en 2007 avaient, elles, subi deux reports successifs jusqu’en 2009, sur fond de contestations postélectorales liées à la présidentielle et de boycott des législatives par l’opposition.
Cette pratique s’est poursuivie lors des échéances suivantes. Après un report de trois mois en 2014, le scrutin prévu en 2019 a d’abord été décalé à décembre, avant de faire l’objet d’une nouvelle prorogation du mandat des élus locaux, sans qu’une date précise ne soit fixée. Les élections territoriales se sont finalement tenues en janvier 2022.
Alors que le mandat des élus locaux actuels doit arriver à terme début 2027, le débat sur un éventuel report refait surface. D’après Le Soleil, l’opposition et les organisations de la société civile réclament le respect du calendrier électoral, tandis que du côté du camp présidentiel, Aminata Touré estime que le chef de l’État dispose encore du temps nécessaire pour fixer la date du prochain scrutin.







