L’ancien ministre de la Communication, Maitre Moussa Bocar Thiam, a réagi à l’annonce de l’Assemblée nationale de saisir la Haute cour de justice (HCJ) pour le traduire, dénonçant des poursuites « sans aucune base légale ».
Dans un communiqué publié ce lundi, Me Thiam affirme n’avoir fait l’objet d’aucun rapport défavorable des organes de contrôle, notamment la Cour des comptes, l’Inspection générale d’État (IGE), la CENTIF ou l’Inspection générale des finances (IGF). « Je suis le seul ministre poursuivi sans aucun rapport de ces institutions », insiste-t-il.
L’ancien ministre rappelle que le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée ne permet pas de saisir la HCJ, citant la décision n°2/C/2025 du 24 juillet 2025 du Conseil constitutionnel, qui a déclaré contraire à la Constitution l’article 134 du règlement relatif à la Haute cour.
Interrogé sur les accusations de détournement de deniers publics, Me Thiam estime qu’elles sont « infondées » et concernent des fonds privés ou des travaux de voirie réceptionnés par les organes compétents.
« Je prends immédiatement des congés professionnels au sein de mon cabinet international dans le Golfe pour revenir au Sénégal et faire face à ce régime à l’agonie », ajoute-t-il, dénonçant la gestion du gouvernement face à l’assassinat de l’étudiant Abdoulaye Ba et aux difficultés économiques du pays.
Ancien agent judiciaire de l’État et avocat aux barreaux de Paris et du Sénégal, Me Thiam affirme qu’« aucun magistrat ne peut décerner un mandat de dépôt » à son encontre et que ces poursuites ne lui font pas peur.
Il conclut : « La diaspora a compris vos manigances. Les Sénégalais ne donnent aucun crédit à vos poursuites bidon. »








