À Thiès, les problèmes s'accentuent avec les dépôts de gravats à tous les coins de rue malgré les campagnes de sensibilisation et les sanctions. Le chef de la brigade régionale d’hygiène, l’adjudant-chef Damien Ndione, déplore la « persistance d'une telle pratique malgré les contrôles » et met en garde les contrevenants.
Selon lui, certains habitants déposent les gravats issus de travaux de rénovation directement devant leurs maisons, sans mesurer qu’il s’agit là d’un délit au regard du Code de l’hygiène. « La brigade procède à des contrôles et peut infliger des amendes », a-t-il alerté. Des sanctions qui peuvent aller jusqu’à 2 millions F CFA, a-t-il expliqué.
Et de poursuivre : en cas de non-paiement, une peine d’emprisonnement peut également être encourue. Après constatation, un procès-verbal de renseignement judiciaire peut être transmis au procureur. Une sommation est ensuite délivrée pour demander au contrevenant de débarrasser les gravats. Un nouveau contrôle permet de vérifier si la mesure a été exécutée.
Le chef de la brigade régionale d’hygiène de Thiès rappelle que les gravats constituent des déchets qui contribuent à l’encombrement de la voie publique.








