L’affaire secoue le quartier de Mbao. La femme a même quitté le pays après l’éclatement de sa relation d’adultère. C’est le nommé Y. Diallo qui a été arrêté par la brigade de gendarmerie de la Zone franche industrielle après la fuite de vidéos à caractère sexuel mettant en scène la femme de son ami intime, B. Sané, avec qui il entretenait une relation extraconjugale.
Déféré au Tribunal de Pikine-Guédiawaye, Y. Diallo a été placé sous mandat de dépôt pour collecte et diffusion de données à caractère personnel, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs et complicité d’adultère. Il sera jugé ce vendredi au Tribunal des flagrants délits.
Sur les faits
Les faits remontent au 10 juin dernier. Ce jour-là , B. Sané, commerçant établi à Mbao, a franchi les portes de la brigade de gendarmerie pour porter plainte contre son ami de longue date, Y. Diallo. Le plaignant avait découvert sur les réseaux sociaux et via l’application WhatsApp des vidéos intimes montrant des ébats sexuels entre son épouse et son ami.
Une amitié brisée et un chantage qui tourne mal
Selon les éléments de l’enquête préliminaire, Y. Diallo et B. Sané entretenaient des relations fraternelles très étroites. Profitant de cette proximité, le mis en cause a entamé une liaison amoureuse avec l’épouse de son ami. Les deux amants avaient pris l’habitude de filmer leurs ébats.
Devant les enquêteurs, Y. Diallo a affirmé avoir perdu son téléphone portable quelques jours après les faits. Un tiers inconnu, se faisant appeler « Moussa », aurait ramassé l’appareil et tenté de le faire chanter en lui réclamant la somme d’un million de francs CFA sous peine de diffuser les images. Y. Diallo affirme n’avoir pas cédé aux menaces. Le présumé maître-chanteur aurait alors envoyé les vidéos compromettantes directement au mari.
Sous le choc, l’époux a d’abord demandé des explications à son ami, qui a invoqué une situation indépendante de sa volonté et sollicité sa clémence. Pris de panique à l’idée d’une plainte, Y. Diallo a ensuite tenté de négocier un arrangement avec le frère du plaignant, lui versant une avance de 300 000 FCFA pour étouffer l’affaire.
Mais la situation a pris une tournure dramatique lorsque les vidéos ont commencé à circuler, au point d’être visionnées par la fille du plaignant, âgée de seulement 15 ans. Face à la gravité des faits et se disant également victime de fausses accusations de chantage de la part du suspect auprès du chef de quartier, B. Sané a finalement décidé de s’en remettre à la justice.
Interpellé à son domicile par les gendarmes-enquêteurs, Y. Diallo a reconnu être l’auteur des enregistrements, tout en soutenant qu’il n’avait jamais eu l’intention de les divulguer et que les vidéos avaient été réalisées avec le consentement de sa partenaire. Cette dernière n’a toutefois pas pu être entendue par les enquêteurs, se trouvant actuellement hors du territoire national.








