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Ndoukhourah Peulh : un GIE « fantôme » au cœur d'un scandale foncier de grande ampleur


Rédigé le Mercredi 17 Juin 2026 à 09:50 | Lu 57 fois | 0 commentaire(s)




Selon les révélations de L'Observateur, le dossier du Titre foncier 8460/R de Ndoukhourah Peulh, aux portes de Rufisque, prend une tournure de plus en plus tendue. Habitants et acquéreurs se disant lésés dénoncent des destructions de parcelles, des irrégularités présumées autour d'un bail domanial et des actes qu'ils estiment constitutifs de faux en écriture publique. Redoutant une escalade, ils ont saisi le procureur de la République afin que la justice tranche rapidement ce conflit foncier devenu explosif.

Une mobilisation citoyenne pour bloquer les chantiers

Le dimanche 14 juin dernier, rapporte la même source, une centaine de riverains et d'acquéreurs se sont rassemblés pour exiger l'arrêt immédiat des travaux menés sur le site par Ibrahima Badiane et Aissatou Niang, fondatrice du GIE Jappo Liggeyal Sénégal. Selon le collectif, des murs seraient en cours d'édification pour obstruer les voies d'accès aux parcelles concernées. Les manifestants affirment que le bail invoqué pour justifier ces travaux repose sur des documents entachés d'irrégularités, notamment des ratures manuscrites et une modification du numéro du titre foncier. Ils préviennent qu'ils empêcheront toute reprise des chantiers tant qu'aucune décision judiciaire définitive n'aura été rendue.

Un constat d'huissier accablant sur l'état du site

Avant même le dépôt de leur plainte, avance le journal, les contestataires avaient sollicité un constat d'huissier. Dans son procès-verbal dressé le 9 avril 2026, Me René Paul M. Mankou décrit un terrain fortement dégradé, portant des traces de terrassement et de passages d'engins. L'huissier relève également des bornes de parcelles arrachées ou brisées, ainsi que des fondations endommagées, des murs renversés et des ouvrages interrompus à différents stades d'exécution. Selon le collectif, ces destructions se seraient poursuivies après ce constat.

Le statut juridique du GIE lourdement contesté

Autre élément mis en avant par les plaignants, pointe le quotidien du Groupe futurs médias (Gfm) : une attestation délivrée le 23 avril 2026 par le Tribunal de commerce hors classe de Dakar, selon laquelle le GIE Jappo Liggeyal Sénégal ne disposerait d'aucune existence juridique. Or, c'est cette structure qui apparaît comme bénéficiaire du bail domanial contesté. Le collectif soutient en outre que ce bail, initialement établi sur le titre foncier n°8456, aurait été réenregistré en 2015 sous le numéro 8460/R au moyen de corrections manuscrites jugées suspectes.

Un prétendu aval des autorités démenti

Enfin, complète le titre de Gfm, les plaignants affirment que les auteurs présumés des travaux auraient prétendu agir avec l'autorisation du préfet de Rufisque, ce que ce dernier aurait formellement démenti. Déterminés à poursuivre leur combat judiciaire, habitants et acquéreurs estiment qu'une clarification rapide de la justice est indispensable pour éviter que ce conflit foncier ne dégénère davantage.



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