Le Brésil n’a pas chassé ses doutes lors de son entrée en lice à la Coupe du monde 2026. Tenue en échec par le Maroc (1-1) au MetLife Stadium, dans le New Jersey, la Seleção n’a pas été à la hauteur de son statut de quintuple championne du monde. Sans un but salvateur de Vinicius Jr, elle aurait même pu débuter ce Mondial par une défaite historique. Une contre-performance qui a poussé le site d'information Itatiaia à s'alarmer en soulignant que « le Brésil frôle la catastrophe ».
Après ce premier rendez-vous manqué, les médias brésiliens se montrent particulièrement sévères avec l’équipe dirigée par Carlo Ancelotti. Fernando Kallás, journaliste pour le groupe Globo, a affirmé avoir assisté aux « pires 45 minutes depuis le 7-1 contre l’Allemagne » lors du Mondial 2014. Selon son analyse, des cadres comme Casemiro, Igor Thiago et le défenseur Roger Ibañez ont livré une prestation désastreuse, tandis que le statut d'intouchable de l'ailier Raphinha commence sérieusement à être remis en question.
La ligne défensive de la Seleção cristallise l'essentiel des critiques. Carlos Eduardo Mansur, analyste pour Globo, a pointé du doigt la faiblesse globale de l'arrière-garde, tandis que le média spécialisé Lance! a souligné le niveau insuffisant de Gabriel Magalhães et de Lucas Paquetá. C’est cependant Roger Ibañez, aligné sur le flanc droit alors qu'il est défenseur central de formation, qui subit les attaques les plus dures. Le joueur d’Al-Ahli a écopé d’un faible 4,5/10 de la part de la rédaction de Globo, note qui est tombée à un terrible 2,9/10 de la part des internautes, qui ont sanctionné ses relances manquées et ses difficultés face aux dribbles de Noussair Mazraoui.
Pour les observateurs, cette entame de tournoi marque une rupture brutale. S'exprimant sur les ondes de RMC, le spécialiste du football sud-américain Gary De Jesus a estimé que la lune de miel entre Carlo Ancelotti et le public brésilien est désormais terminée. Selon lui, le technicien italien a manqué son premier grand test en raison de choix tactiques contestables, notamment sur le positionnement de ses latéraux. Évoquant un premier acte digne du niveau de jeu du Paraguay, il a résumé la faillite collective par une formule percutante en affirmant qu'« au milieu, c'était le Titanic ». Le Brésil devra impérativement afficher un autre visage lors de sa deuxième sortie face à Haïti, prévue samedi prochain à Philadelphie.








