Donbass est une région riche de l’Ukraine, un bassin minier et industriel très prisé où deux approches géopolitiques se côtoient : d’un côté l’Ukraine portée par l’Alliance occidentale dont le but est de contenir une Russie versatile et incontrôlable et de l’autre côté le Kremlin héritier du vestige soviétique qui refuse la fatalité d’has-been et qui porte en lui un passé reluisant qu’il tente de brandir en guise de dissuasion et pour ce faire l’annexion de la Crimée est vitale à sa sécurité et ses intérêts vitaux. Face à cette situation, une guerre s’en est suivie et impacte la géopolitique mondiale avec comme conséquences un déséquilibre politique, économique et social. Ce climat de trouble se propage jusqu’au Moyen Orient avec le resurgissement du conflit israélo-palestinien.
Gaza ou le nouveau choc des civilisations ?
Le 7 octobre 2023 coïncide avec une nouvelle escalade du conflit israélo-palestinien. En effet le Hamas attaque Israël de plein fouet au festival de Réïm en Israël. S’en suivent les représailles disproportionnées de l’Etat hébreu qui suscitent des réactions partout dans le Monde. La furia du Tsahal transperce la Syrie pour atteindre les portes de Téhéran. Le Conflit s’empare du Moyen Orient avec l’intervention de l’allié américain qui en profite pour porter un coup aux installations nucléaires qui menacent son protégé Tel Aviv. L’implication de l’Iran dans la déflagration risque de perturber les cours boursiers mondiaux. Le détroit d’Ormuz est très stratégique dans les flux commerciaux et pétroliers du Monde. Impliquer l’Iran dans une guerre présente un risque accru de perturbations à grande échelle. Cette situation de paix armée pousse à une seconde « guerre des étoiles » axée sur une course aux armements mais aussi une prolifération de la créativité en matière de technologies des moyens de renseignements militaires, financiers et économiques. Il convient d’analyser la réalité géopolitique internationale ainsi que ses conséquences sur le Sénégal.
Le Sénégal entre panser les maux de sa Société et subir une modernité ?
Le climat bouillant de la situation internationale a des répercussions sur le plan endogène dès lors que le Sénégal prend part au concert des nations. Les conflits, conjugués aux bribes post-covid, lancent inexorablement une marche vers un nouveau monde. A cet effet il convient de se poser la question de savoir quels sont les enjeux pour notre pays ?
Au sortir de la covid 19, le pays a connu des périodes de tensions politiques qui sont la résultante d’un climat social tendu : le chômage endémique, l’immigration clandestine, la précarité. Ce contexte a révolté une jeunesse qui reste convaincue que la cause n’est rien d’autre que l’accaparement des richesses par les autorités et la présence des occidentaux notamment la France. La jeunesse a été très en vue dans la lutte pour l’émancipation et l’aspiration à l’autonomie en s’appuyant sur les nouveaux moyens de communication notamment les réseaux sociaux. Le recours au numérique a été le point de départ d’une nouvelle forme d’expression dont l’essor est indéniablement lié à la naissance de PASTEF. La nouvelle formation politique dont le socle idéologique est bâti sur le changement de paradigme et la régénérescence de l’ordre social est le réceptacle parfait de la frustration juvénile. L’invite de PASTEF à la souveraineté, le changement systémique et surtout à l’engagement sincère et décomplexé trouve écho auprès de la jeunesse du Sénégal et de sa diaspora dont la mobilisation « numérique » a fini par porter le parti au pouvoir.
L’Intelligence artificielle transforme le monde d’une manière que l’on peut, sans risque de se tromper, qualifier de véritable guerre des étoiles. Aujourd’hui nous assistons à une passe d’armes entre les Etats-Unis et la CHINE ont recours à l’IA comme moyen d’autosécurisation militaire et sociale. Dans ce cadre, le Sénégal ne peut être spectateur et y va à son rythme. Il s’est doté d’une stratégie nationale et d’une feuille de route sur l’intelligence artificielle (IA). Si l’IA évolue de manière exponentielle en Occident, elle n’en demeure pas moins poussive dans les contrées africaines en général, et au Sénégal en particulier, du fait que la priorité doit rester un usage éthique et responsable, adapté à nos réalités coutumières et sociales. Nous devons fournir des efforts pour la protection des données personnelles, la réduction des disparités d’accès aux technologies de l’IA, et surtout pour le respect de la vie privée. Notre appétence pour les nouvelles technologies est malheureusement marquée par certaines dérives.
Le non-respect de la vie privée et la mobilité des données personnelles sans une législation véritable et efficiente, font que l’IA est apparue au Sénégal dans un contexte de Société Malade. Les dérives liées aux atteintes à la vie privée se multiplient, l’émiettement de l’Autorité, le non-respect de la hiérarchie sociale font que le Sénégal est devenu une société permissive, ostentatoire, analphabète et matérialiste. L’égocentrisme prend le dessus sur la volonté d’une construction commune. Les IA avant tout sont des outils conçus pour le développement même si l’usage que l’on en fait peut être contre-productif pour les sociétés qui n’ont pas encore atteint une certaine maturité sociale.
Même si l’utilité de l’IA est certaine, il n’en demeure pas moins que l’usage que l’on en fait est tributaire de l’orientation qu’on lui donne. L’IA peut certes rehausser la dignité humaine et stimuler son intelligence à un niveau poussé, elle reste artificielle et dépend de l’orientation que L’Homme lui suggère. Elle peut être utile à la formation (e-learning), à la santé, à l’agriculture bref, à tous les secteurs névralgiques. Pour le cas du Sénégal, elle est fortement liée à l’innovation pour permettre la souveraineté affichée. Elle passe par « une meilleure valorisation des données du continent, actuellement exploitées par des acteurs extérieurs ; mais aussi l’éducation et la sensibilisation des populations sur les opportunités et les dangers de l’IA ; et enfin une coopération régionale pour établir un cadre éthique et technologique.
Le Sénégal ne doit pas se contenter d’être consommateur mais à travers le « New Deal Technologique » par exemple, être fort de propositions technologiques en alliant innovation et recherche tout en tenant compte de nos réalités sociales et en ayant une conscience éthique.
Les enjeux de l’IA pour les confréries ?
Au Sénégal, les confréries font partie de notre mémoire collective et ont une place de choix dans la pyramide sociale. Elles n’échappent pas aux mutations socio-politiques et sont obligées de se moderniser pour suivre la marche. Dans ce sens, l’IA peut être un support sur lequel elles peuvent s’appuyer notamment dans le cadre de la vulgarisation de l’enseignement religieux et spirituel.
El Hadji Malick SY appelait dès le XIXe siècle la jeunesse à s’approprier de la science pour vivifier la religion « Alaa yaa banii heuzaz zamaani dahanwtoukoum li ihyaa i diinine bil uluumi Ajiibuu ».
Cette invite du saint-homme peut sonner comme une vision prémonitoire de la nécessité des sciences dans la diffusion des enseignements religieux. L’Islam ne peut se détourner du développement technologique pour renforcer l’archéologie historique et littéraire. La numérisation des textes anciens peut offrir un meilleur accès à la parole de Dieu. A ce titre les confréries ne sont pas du reste, la migration sénégalaise très forte porte en elle le plus souvent, l’éducation spirituelle dont la difficulté réside dans la transmission aux enfants. L’attachement aux valeurs confrériques demeure très ancré dans chaque adepte. Partout dans le globe les manifestations religieuses telles que la Magal ou le Gamou sont célébrées, à l’intérieur du Pays comme dans la Diaspora. L’IA peut de cette manière jouer le rôle de liant qui permet à la Diaspora se connecter à son pays dans le sens où dans ces périodes la distance peut germer un esprit de solitude chez chacun. Les plateformes d’apprentissage, les applications, la circulation de l’information mais aussi la construction de bâtiments intelligents constituent des enjeux de taille pour les confréries dans le domaine de l’intelligence artificielle à titre d’exemple la mosquée Masalikul Jinan ou la nouvelle grande mosquée de Tivaoune qui sont dans une certaine mesure des bâtiments intelligents très modernes.
L’intelligence Artificielle (IA) est devenue un enjeu majeur dans une société en pleines mutations, le Sénégal à travers toutes les couches sociales doit s’en approprier dans un modèle propre aux us et aux coutumes, avec un accompagnement législatif et une politique de sensibilisation dans une volonté d’usage efficient et pragmatique.
Baye Dame MBENGUE
Agent au Consulat de Paris
Enseignant-Chercheur
Gaza ou le nouveau choc des civilisations ?
Le 7 octobre 2023 coïncide avec une nouvelle escalade du conflit israélo-palestinien. En effet le Hamas attaque Israël de plein fouet au festival de Réïm en Israël. S’en suivent les représailles disproportionnées de l’Etat hébreu qui suscitent des réactions partout dans le Monde. La furia du Tsahal transperce la Syrie pour atteindre les portes de Téhéran. Le Conflit s’empare du Moyen Orient avec l’intervention de l’allié américain qui en profite pour porter un coup aux installations nucléaires qui menacent son protégé Tel Aviv. L’implication de l’Iran dans la déflagration risque de perturber les cours boursiers mondiaux. Le détroit d’Ormuz est très stratégique dans les flux commerciaux et pétroliers du Monde. Impliquer l’Iran dans une guerre présente un risque accru de perturbations à grande échelle. Cette situation de paix armée pousse à une seconde « guerre des étoiles » axée sur une course aux armements mais aussi une prolifération de la créativité en matière de technologies des moyens de renseignements militaires, financiers et économiques. Il convient d’analyser la réalité géopolitique internationale ainsi que ses conséquences sur le Sénégal.
Le Sénégal entre panser les maux de sa Société et subir une modernité ?
Le climat bouillant de la situation internationale a des répercussions sur le plan endogène dès lors que le Sénégal prend part au concert des nations. Les conflits, conjugués aux bribes post-covid, lancent inexorablement une marche vers un nouveau monde. A cet effet il convient de se poser la question de savoir quels sont les enjeux pour notre pays ?
Au sortir de la covid 19, le pays a connu des périodes de tensions politiques qui sont la résultante d’un climat social tendu : le chômage endémique, l’immigration clandestine, la précarité. Ce contexte a révolté une jeunesse qui reste convaincue que la cause n’est rien d’autre que l’accaparement des richesses par les autorités et la présence des occidentaux notamment la France. La jeunesse a été très en vue dans la lutte pour l’émancipation et l’aspiration à l’autonomie en s’appuyant sur les nouveaux moyens de communication notamment les réseaux sociaux. Le recours au numérique a été le point de départ d’une nouvelle forme d’expression dont l’essor est indéniablement lié à la naissance de PASTEF. La nouvelle formation politique dont le socle idéologique est bâti sur le changement de paradigme et la régénérescence de l’ordre social est le réceptacle parfait de la frustration juvénile. L’invite de PASTEF à la souveraineté, le changement systémique et surtout à l’engagement sincère et décomplexé trouve écho auprès de la jeunesse du Sénégal et de sa diaspora dont la mobilisation « numérique » a fini par porter le parti au pouvoir.
L’Intelligence artificielle transforme le monde d’une manière que l’on peut, sans risque de se tromper, qualifier de véritable guerre des étoiles. Aujourd’hui nous assistons à une passe d’armes entre les Etats-Unis et la CHINE ont recours à l’IA comme moyen d’autosécurisation militaire et sociale. Dans ce cadre, le Sénégal ne peut être spectateur et y va à son rythme. Il s’est doté d’une stratégie nationale et d’une feuille de route sur l’intelligence artificielle (IA). Si l’IA évolue de manière exponentielle en Occident, elle n’en demeure pas moins poussive dans les contrées africaines en général, et au Sénégal en particulier, du fait que la priorité doit rester un usage éthique et responsable, adapté à nos réalités coutumières et sociales. Nous devons fournir des efforts pour la protection des données personnelles, la réduction des disparités d’accès aux technologies de l’IA, et surtout pour le respect de la vie privée. Notre appétence pour les nouvelles technologies est malheureusement marquée par certaines dérives.
Le non-respect de la vie privée et la mobilité des données personnelles sans une législation véritable et efficiente, font que l’IA est apparue au Sénégal dans un contexte de Société Malade. Les dérives liées aux atteintes à la vie privée se multiplient, l’émiettement de l’Autorité, le non-respect de la hiérarchie sociale font que le Sénégal est devenu une société permissive, ostentatoire, analphabète et matérialiste. L’égocentrisme prend le dessus sur la volonté d’une construction commune. Les IA avant tout sont des outils conçus pour le développement même si l’usage que l’on en fait peut être contre-productif pour les sociétés qui n’ont pas encore atteint une certaine maturité sociale.
Même si l’utilité de l’IA est certaine, il n’en demeure pas moins que l’usage que l’on en fait est tributaire de l’orientation qu’on lui donne. L’IA peut certes rehausser la dignité humaine et stimuler son intelligence à un niveau poussé, elle reste artificielle et dépend de l’orientation que L’Homme lui suggère. Elle peut être utile à la formation (e-learning), à la santé, à l’agriculture bref, à tous les secteurs névralgiques. Pour le cas du Sénégal, elle est fortement liée à l’innovation pour permettre la souveraineté affichée. Elle passe par « une meilleure valorisation des données du continent, actuellement exploitées par des acteurs extérieurs ; mais aussi l’éducation et la sensibilisation des populations sur les opportunités et les dangers de l’IA ; et enfin une coopération régionale pour établir un cadre éthique et technologique.
Le Sénégal ne doit pas se contenter d’être consommateur mais à travers le « New Deal Technologique » par exemple, être fort de propositions technologiques en alliant innovation et recherche tout en tenant compte de nos réalités sociales et en ayant une conscience éthique.
Les enjeux de l’IA pour les confréries ?
Au Sénégal, les confréries font partie de notre mémoire collective et ont une place de choix dans la pyramide sociale. Elles n’échappent pas aux mutations socio-politiques et sont obligées de se moderniser pour suivre la marche. Dans ce sens, l’IA peut être un support sur lequel elles peuvent s’appuyer notamment dans le cadre de la vulgarisation de l’enseignement religieux et spirituel.
El Hadji Malick SY appelait dès le XIXe siècle la jeunesse à s’approprier de la science pour vivifier la religion « Alaa yaa banii heuzaz zamaani dahanwtoukoum li ihyaa i diinine bil uluumi Ajiibuu ».
Cette invite du saint-homme peut sonner comme une vision prémonitoire de la nécessité des sciences dans la diffusion des enseignements religieux. L’Islam ne peut se détourner du développement technologique pour renforcer l’archéologie historique et littéraire. La numérisation des textes anciens peut offrir un meilleur accès à la parole de Dieu. A ce titre les confréries ne sont pas du reste, la migration sénégalaise très forte porte en elle le plus souvent, l’éducation spirituelle dont la difficulté réside dans la transmission aux enfants. L’attachement aux valeurs confrériques demeure très ancré dans chaque adepte. Partout dans le globe les manifestations religieuses telles que la Magal ou le Gamou sont célébrées, à l’intérieur du Pays comme dans la Diaspora. L’IA peut de cette manière jouer le rôle de liant qui permet à la Diaspora se connecter à son pays dans le sens où dans ces périodes la distance peut germer un esprit de solitude chez chacun. Les plateformes d’apprentissage, les applications, la circulation de l’information mais aussi la construction de bâtiments intelligents constituent des enjeux de taille pour les confréries dans le domaine de l’intelligence artificielle à titre d’exemple la mosquée Masalikul Jinan ou la nouvelle grande mosquée de Tivaoune qui sont dans une certaine mesure des bâtiments intelligents très modernes.
L’intelligence Artificielle (IA) est devenue un enjeu majeur dans une société en pleines mutations, le Sénégal à travers toutes les couches sociales doit s’en approprier dans un modèle propre aux us et aux coutumes, avec un accompagnement législatif et une politique de sensibilisation dans une volonté d’usage efficient et pragmatique.
Baye Dame MBENGUE
Agent au Consulat de Paris
Enseignant-Chercheur