En marge du 8ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), tenu à Moscou les 26 et 27 octobre 2026, le ministre sénégalais de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a évoqué de possibles partenariats avec la Russie dans le secteur des hydrocarbures.
Dans une déclaration, le ministre a particulièrement insisté sur les possibilités de coopération avec Moscou, notamment en matière de transfert de compétences et d’expertise technique.
« Je sors d’une rencontre avec le ministre de l’Énergie de la Fédération de Russie, qui a une expérience de plus de 100 ans sur l’exportation et la production de gaz et qui nous a donné un certain nombre de tuyaux qui pourraient permettre au Sénégal de ne pas perdre du temps et de ne pas commettre un certain nombre d’erreurs », a-t-il indiqué.
Abdourahmane Diouf a également évoqué un possible partenariat entre Gazprom et Petrosen. L’objectif serait de permettre à la société nationale de bénéficier du savoir-faire russe dans le domaine gazier.
« L’idée, c’est de faire en sorte que l’expertise russe soit transférée à Petrosen du Sénégal. On discutera des modalités pratiques de transfert. Aujourd’hui, nous n’avons pas encore les moyens techniques et financiers de faire l’exploration par nous-mêmes. La Russie a cette expérience », a expliqué le ministre.
Le ministre a pris part aux réunions ministérielles préparatoires, et participé à la session au sommet, présidée par Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie.
Selon son département, Abdourahmane Diouf s’est également entretenu avec ses homologues russe, azerbaïdjanais, iranien et qatari. Ces rencontres bilatérales ont permis d’explorer des pistes de partenariats destinés à accompagner les projets structurants du Sénégal dans le secteur des hydrocarbures.
« Les échanges ont notamment porté sur la valorisation industrielle des ressources gazières nationales, l’accélération de la stratégie Gas-to-Power, le développement des infrastructures logistiques du pays et la promotion active du contenu local », indique le ministère.








