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Grève générale de 72 heures : l’OIS se démarque et plaide pour une évaluation des luttes syndicales


Rédigé le Mercredi 21 Octobre 2026 à 21:14 | Lu 74 fois | 0 commentaire(s)




Le système éducatif tourne au ralenti en ce début d’année scolaire . Plusieurs syndicats d'enseignants ont décrété une grève générale de 72 heures les 21, 22 et 23 octobre pour exiger la satisfaction de leurs revendications, notamment la question non résolue des enseignants décisionnaires. Mais le front se fissure. L'Organisation des Instituteurs du Sénégal (O.I.S) se démarque du mouvement de grève générale de 72 heures. L’annonce a été faite faite par son secrétaire général national, Babacar Mbaye Ngaraf. Dans une déclaration rendue publique, il a expliqué les raisons de cette décision, tout en réaffirmant la détermination de son organisation à défendre les revendications des enseignants.

D’emblée, le secrétaire général a affirmé que «L'OIS n'est pas concernée par cette grève des 21, 22 et 23 octobre ».

Selon le syndicaliste, l’OIS engagé l’année dernière une « lutte héroïque » aux côtés de certains syndicats d'enseignants. Une mobilisation qui a eu des conséquences sur le système éducatif notamment avec des programmes inachevés, des enseignements-apprentissages perturbés, mais aussi des ponctions arbitraires opérées par l'Etat pour fait de grève. « Les enseignants victimes de ces pensions ne sont pas réhabilités parce qu'apparemment et sérieusement, nous n'avons pas pris en compte cette question-là », a-t-il déploré.

Il a aussi fait savoir que la manière dont le mot d'ordre avait été levé l'an dernier n'a pas non plus été « du goût de bon nombre des camarades ».

Pour le secrétaire général national de l’OIS, pour mieux préparer les futures batailles, il est nécessaire de faire un bilan, sensibiliser les enseignants et tirer les leçons des précédentes mobilisations.

Un timing jugé inopportun

L'autre argument est le contexte de la rentrée scolaire. Dans beaucoup d'établissements, les enseignements n'ont pas encore démarré parce que beaucoup de parents d'élèves ne se sont pas encore acquittés des frais d'inscription et n'ont pas fourni le matériel.

Au regard de ces conditions, le secrétaire général estime que « commencer par trois jours de grève générale en début d’année scolaire », n’est pas la meilleure option. « On aurait souhaité commencer par un port de brassard rouge, suivi d’une journée de débrayage, et peut-être plus tard une journée de grève avant de penser à lancer ces mots d'or de trois jours de grève », a expliqué Babacar Mbaye Ngaraf.

Le syndicat a donc « pris résolument la décision de ne pas participer à cette grève », tout en appelant ses militants à « la vigilance » et à la mobilisation pou les prochaines batailles syndicales. 

Un avertissement au gouvernement

Toutefois, prévient-il, si le gouvernement campe dans sa position de jouer au sourd face aux revendications légitimes des enseignants,

« l'OIS lancera ses propres mots d'ordre, en particulier sur « la question des enseignants décisionnaires », a-t-il enfin averti.



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