À l’occasion de la signature de la convention-cadre liée au Pacte pour l’Inclusion Financière Universelle, l’Administrateur général du FONGIP, Madame Ndèye Fatou Mbodj Diattara, a prononcé un discours hautement stratégique. Ce partenariat direct avec le ministère dirigé par Alioune Dione met en place un mécanisme financier d’envergure associant une ligne de garantie d'un milliard de francs CFA à une enveloppe de crédits de trois milliards de francs CFA. Ce dispositif est entièrement destiné à lever les barrières de financement pour les femmes, les jeunes et les structures de l'économie sociale et solidaire au Sénégal.
Une synergie institutionnelle face au défi du financement de la base économique
La cérémonie officielle de signature de la convention-cadre de partenariat s’est déroulée en présence du ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Monsieur Alioune Dione, ainsi que des principaux directeurs et chefs de département du secteur. Dès l'entame de son allocution,
l'Administrateur général du FONGIP a tenu à exprimer son enthousiasme face à cet accord majeur en déclarant que « c’est avec un réel plaisir et un profond sentiment de responsabilité que je prends la parole à l’occasion de cette cérémonie de signature de la convention-cadre de partenariat qui s’inscrit dans la mise en œuvre du Pacte pour l’Inclusion Financière Universelle ». Elle a également adressé ses remerciements au ministre de tutelle pour son leadership constant en faveur du développement de l’économie sociale et solidaire.
Pour Madame Ndèye Fatou Mbodj Diattara, la rencontre de ces deux institutions matérialise une ambition commune visant à bousculer les rigidités du système financier. Selon elle, l'événement « traduit notre volonté commune de lever les obstacles qui limitent encore l’accès des populations aux services financiers et de créer les conditions d’un développement économique plus inclusif ». Le diagnostic posé sur le tissu économique local reste lucide. La responsable du FONGIP rappelle avec insistance que « l’accès au financement demeure un défi majeur pour de nombreux entrepreneurs, notamment les femmes, les jeunes, les acteurs de l’économie sociale et solidaire, les coopératives, les mutuelles et les micros, petites et moyennes entreprises ». Elle a tenu à rappeler que ces entités ne doivent plus être marginalisées car « ces acteurs constituent la force vive de notre économie et un moteur essentiel de création d’emplois et de richesses ».
Un mécanisme financier innovant de partage des ressources
Pour apporter une réponse concrète à ce besoin systémique, la convention scellée entre les deux entités repose sur une ingénierie financière partagée. L'autorité administrative a précisé que la convention « constitue une avancée majeure dans la mise en œuvre du Pacte pour l’Inclusion Financière Universelle », ajoutant qu'elle « repose sur un mécanisme innovant de partage des responsabilités et des ressources entre nos deux institutions ».
Les engagements chiffrés et techniques de chaque partie prenante ont été détaillés avec clarté durant cette allocution. D'une part, « le FONGIP s’engage, avec la contribution de son réseau de partenaires, à mobiliser les ressources nécessaires pour alimenter une ligne de garantie d’un montant de 1 milliard de francs CFA ». Ce fonds est destiné à sécuriser et faciliter l’accès aux crédits pour les profils cibles identifiés.
D'autre part, en contrepartie de cette garantie, « le Ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire se propose d’injecter un montant équivalent à trois fois cette enveloppe de garantie sous forme de financements au profit des bénéficiaires éligibles ». Ce sont donc trois milliards de francs CFA de crédits nets qui seront injectés par le ministère.
Pour la directrice du FONGIP, « ce dispositif traduit la confiance mutuelle entre nos institutions ainsi que notre volonté commune de mettre en place des mécanismes efficaces, durables et à fort impact au bénéfice des populations ». Elle estime que ce partenariat dépasse la simple valeur des chiffres puisqu'il « constitue un levier concret pour rapprocher davantage les services financiers des citoyens et offrir à des milliers de porteurs de projets l’opportunité de concrétiser leurs ambitions ».
L'inclusion financière comme vecteur de transformation sociale et territoriale
La vision défendue par le FONGIP refuse de réduire l'inclusion financière à une simple opération technique ou administrative. Madame Ndèye Fatou Mbodj Diattara a martelé devant les partenaires financiers présents que « l’inclusion financière ne se limite pas à l’ouverture d’un compte bancaire ou à l’octroi d’un crédit », qualifiant le concept de « puissant levier d’autonomisation économique, de lutte contre la pauvreté et de réduction des inégalités ».
Elle a mis en exergue l'effet d'entraînement social de chaque franc injecté dans le tissu entrepreneurial local. L'administrateur général soutient avec conviction que « chaque financement accordé à une femme entrepreneure contribue au bien-être de sa famille et de sa communauté », que « chaque jeune accompagné dans son projet devient un acteur de création de valeur », et enfin que « chaque coopérative ou mutuelle renforcée participe au développement économique des territoires ».
En conclusion, s'adressant directement au Ministre Alioune Dione, elle a affirmé mesurer la lourdeur de la tâche tout en garantissant une rigueur absolue dans la gestion des deniers. Elle s'est dite honorée par cette confiance et a assuré le gouvernement de sa totale détermination à travailler avec toutes les parties prenantes pour maximiser l’impact sur le terrain, formulant le vœu de voir émerger des entreprises et des mutuelles solides sur tout le territoire national.







