A. Diallo, originaire de la Casamance et présenté comme le fils d’un imam, a comparu devant le tribunal des flagrants délits de Thiès pour des faits présumés d’escroquerie et de charlatanisme portant sur un montant de plus de 18 millions FCFA au préjudice de P. Faye.
Selon les débats, leur relation aurait débuté à la suite d’une erreur d’appel. Cherchant à joindre l’un de ses proches, A. Diallo serait tombé sur le numéro de P. Faye, à qui il a demandé du crédit téléphonique. Après avoir obtenu satisfaction, il l’a rappelé pour le remercier avant de lui proposer des prières censées favoriser la réussite de ses projets.
Le prévenu est accusé d’avoir progressivement convaincu la victime de lui verser d’importantes sommes d’argent, allant jusqu’à la menacer de maladies et de malheurs si elle refusait de répondre à ses demandes.
À la barre, A. Diallo a rejeté toutes les accusations. Il a soutenu que P. Faye lui remettait volontairement de l’argent, affirmant que ce dernier constatait des résultats positifs grâce aux prières qu’il effectuait en sa faveur.
Estimant que les faits reprochés au prévenu sont suffisamment établis, le procureur de la République a requis une peine de huit mois d’emprisonnement ferme.
L'affaire a été mise en délibéré.







