Dans la commune d’Enampore, département de Ziguinchor, la jeunesse de Kamobeul s’est mobilisée autour d’une activité de reboisement d’anacardiers initiée par le Cadre Régional de Concertation des Opérateurs de la Filière Anacarde de Ziguinchor (CROFAZ). Une opération qui traduit l’ambition de faire de l’anacarde un levier de développement local et une réponse concrète à la quête d’emploi des jeunes.
« Nous nous engageons vraiment à reboiser… ne serait-ce que pour exploiter la terre », affirme Roger Tendeng, porte-voix de la jeunesse, qui voit dans cette culture une richesse à portée de main. Les participants ont appris les bonnes pratiques de plantation, notamment l’espacement de 15 mètres entre les plants et l’usage de gaines biodégradables, autant de techniques qui renforcent leur détermination à s’approprier ce projet.
Pour Demba Diémé, président du CROFAZ, l’ambition est claire : « Notre objectif c’est que d’ici 3 à 5 ans, le Sénégal soit parmi les 5 plus grands pays producteurs d’anacarde au monde. » Avec 80 000 pépinières déjà distribuées, le programme des Fermes Anacarde Intégrées entend booster la production nationale et diversifier les cultures. L’espacement réglementaire des plants permet en effet d’associer l’anacarde à l’arachide, au sésame, au maïs, au mil, mais aussi au maraîchage et à la pisciculture.
Au-delà des chiffres, l’activité d’Enampore illustre une dynamique nouvelle : une jeunesse consciente que l’avenir se construit dans les champs autant que dans les bureaux. « La terre est la première richesse que nous avons dans notre terroir », rappelle Roger Tendeng. Un message fort qui résonne dans toute la Basse-Casamance, où l’anacarde devient le symbole d’une résilience et d’une prospérité partagée.

















