L'Amicale des Cadres du Port Autonome de Dakar (ACAPAD), en collaboration avec la Direction générale du Port autonome de Dakar (PAD), a organisé ce vendredi un atelier de restitution consacré aux résultats d'une étude sur la contribution de l'écosystème portuaire au Produit intérieur brut (PIB) du Sénégal. La rencontre, présidée par Baba Ndiaye, le directeur de cabinet du ministre des Pêches et de l'Économie maritime, à l'hôtel Noom Dakar, a mis en lumière le poids stratégique du secteur portuaire dans l'économie nationale et a servi de tribune pour appeler à un accompagnement renforcé de l'État dans les grands projets d'infrastructures.
​Dans son discours d'ouverture, le Directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodian, a salué l'initiative de l'ACAPAD. Il a indiqué que l'étude, qui répond à une préoccupation majeure — « mieux mesurer pour mieux agir » —, a pour objectif de faire du Sénégal un hub logistique et portuaire de référence en Afrique, grâce au développement du port de Ndayane, à la modernisation des infrastructures existantes, à la transition numérique, à l'amélioration de la qualité des services et au renforcement de la compétitivité de la plateforme portuaire. Elle intervient à un moment décisif, marqué par la mise en œuvre du plan de repositionnement du Port autonome de Dakar.
​Selon lui, les résultats permettront de disposer « d'indicateurs fiables pour orienter les politiques publiques et les investissements dans le secteur maritime ». Il a rappelé que le Port autonome de Dakar, qui joue un rôle essentiel dans l'approvisionnement du marché national, le développement des exportations et la desserte des pays de l'hinterland, constitue la principale porte d'entrée et de sortie des échanges commerciaux du Sénégal.
​Au-delà des infrastructures portuaires, le directeur général a insisté sur l'importance de l'écosystème composé d'entreprises de manutention, de transporteurs, de consignataires, de transitaires, d'industriels et de nombreux prestataires de services qui contribuent quotidiennement à la création de richesses et d'emplois.
​Prenant la parole à son tour, le président de l'ACAPAD, Abdoulaye Sogue, a souligné que les conclusions de l'étude ont révélé une contribution estimée à environ 20 % du PIB national, un niveau significatif qui, selon lui, démontre l'importance économique de l'écosystème portuaire.
​Pour lui, ces chiffres doivent convaincre les pouvoirs publics de soutenir davantage les investissements dans les infrastructures portuaires, notamment le projet du port en eau profonde de Ndayane, une priorité pour l'avenir du secteur. « Les ports sont des infrastructures essentielles. Partout dans le monde, leur financement est largement assuré par les États. Nous demandons au gouvernement d'accompagner plus fortement les projets du Port autonome de Dakar afin de concrétiser le port de Ndayane », a plaidé M. Sogue.
​Le président de l'ACAPAD a également rappelé que le secteur portuaire constitue un important pourvoyeur d'emplois. Selon les données présentées lors de l'étude, près de 25 000 emplois directs sont liés aux activités portuaires, tandis qu'environ 1,5 million de personnes tirent indirectement leurs revenus de cet écosystème. « Si aujourd'hui nous sommes à 20 %, cela veut dire que l'écosystème portuaire crée de la richesse. Et demain, s'il y a des investissements significatifs dans ce secteur, cela veut dire qu'il y aura un retour d'investissement », a conclu le président de l’ACAPAD.
​Il a aussi insisté sur une meilleure prise en compte du secteur portuaire dans les politiques publiques et sur une mobilisation accrue des ressources nécessaires à la réalisation des projets structurants du Sénégal.







