Vipeoples.net  | Site d'actualité générale sénégalaise des VIP


Danger dans nos jus et plats locaux : 15 % des échantillons testés positifs aux bactéries


Rédigé le Vendredi 6 Mars 2026 à 13:34 | Lu 92 fois | 0 commentaire(s)




Un atelier de restitution des résultats du plan de surveillance de la contamination microbiologique des plats cuisinés et des jus locaux s’est tenu ce jeudi 5 mars au Centre des urgences sanitaires de l’hôpital Fann à Dakar. La rencontre a réuni laboratoires, services d’hygiène et acteurs de la sécurité alimentaire autour d’un objectif commun : partager les conclusions d’une étude consacrée à la présence de bactéries comme Salmonella et Escherichia coli dans des aliments très consommés par les populations.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la préparation, la riposte et la résilience face aux urgences sanitaires liées à l’alimentation. Présidant la rencontre, le professeur Amadou Diop, enseignant-chercheur au département de pharmacie et de dentologie et président du Comité national du Codex, a rappelé le rôle central de cette structure.

« Le Comité national du Codex est une plateforme nationale qui coordonne toutes les activités de sécurité sanitaire des aliments. La sécurité sanitaire des aliments, ce sont les mesures prises pour faire en sorte que les aliments ne puissent pas poser de problèmes de santé pour la population », a-t-il expliqué.

Une étude menée avec l’appui de partenaires

Le plan de surveillance a été réalisé avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de la coopération luxembourgeoise. Il a consisté à analyser des plats cuisinés et des jus locaux afin de détecter d’éventuels contaminants microbiologiques. « Nous avons mené une étude sur les plats cuisinés et les jus locaux pour rechercher les contaminants microbiologiques », a précisé le professeur Diop.

108 échantillons analysés, 15 % de non-conformités

Au total, 108 échantillons ont été analysés dans trois villes : Dakar, Thiès et Kaolack. Les analyses ont révélé 16 cas de non-conformité, soit environ 15 % des échantillons testés. « Les résultats sont globalement bons. Sur 108 échantillons analysés, il y a eu 16 non-conformités, soit environ 15 %. Ce n’est pas alarmant, mais cela varie selon les régions », a indiqué le président du Comité national du Codex.

Dakar relativement épargnée, Thiès et Kaolack sous surveillance

À Dakar, les résultats sont jugés encourageants. Sur 65 échantillons de plats cuisinés, un seul cas de non-conformité a été détecté, concernant un sandwich contaminé par la salmonelle. Le professeur Diop souligne toutefois qu'un biais est possible car la plupart des plats prélevés étaient servis chauds.

La situation est plus préoccupante à Thiès, où 12 échantillons sur 22 ont été jugés non conformes. Les contaminations concernent surtout des aliments consommés froids, comme les produits lactés (Thiakry, Lakh) et certains sandwiches. À Kaolack, 3 cas de non-conformité ont été recensés sur 22 échantillons, touchant également le Thiakry.

Des bactéries aux conséquences sanitaires réelles

Les bactéries recherchées sont des indicateurs clés. « La salmonelle est un pathogène qui peut être responsable de gastro-entérite, de dysenterie et d’épidémies de diarrhées », a averti le spécialiste. Quant à E. coli, elle sert d'indicateur d'hygiène : « Elle nous permet de savoir si les aliments ont été manipulés correctement. C’est un indicateur de contamination fécale et du respect des bonnes pratiques d’hygiène. »

Former les restaurateurs pour des "restaurants modèles"

Face à ces résultats, le Comité national du Codex a élaboré un guide des bonnes pratiques d’hygiène. L'objectif est de former les restaurateurs en collaboration avec l’Association nationale des acteurs de la restauration du Sénégal. Le projet prévoit également de sélectionner des « restaurateurs modèles » pour servir de référence. « Après la formation, nous envisageons d’évaluer les opérateurs et d’instituer un prix pour ceux qui respecteront les bonnes pratiques », a conclu le professeur Diop.



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Les messages jugés choquants seront de suite supprimés


LERAL TV CANAL 33 SENEGAL


Facebook

Publicité