Le maire de la commune de Nguéniène a dénoncé avec fermeté la crise majeure liée à l’approvisionnement en eau que traverse sa commune. Dans une déclaration officielle, l’édile décrit une situation devenue « inacceptable » pour les populations locales, confrontées à des coupures prolongées et répétées.
Selon le maire, certains quartiers peuvent rester jusqu’à deux jours sans eau. Et lorsqu’elle revient, c’est souvent à des heures tardives, notamment vers 3 heures du matin, obligeant les habitants à passer des nuits blanches pour accéder à cette ressource essentielle. « Des familles entières sont épuisées pour satisfaire un besoin vital », déplore-t-il.
Paradoxalement, cette pénurie persistante s’accompagne d’une hausse continue des factures d’eau, accentuant le mécontentement des populations. Mais au-delà des difficultés matérielles, c’est surtout le silence des autorités compétentes qui suscite l’indignation du maire. Ce dernier pointe du doigt l’absence totale de communication de la part de la SEOH (Société d’exploitation des ouvrages hydrauliques), société en charge du service.
Face à cette situation, Alpha Samb a indiqué avoir officiellement saisi plusieurs instances, notamment l’OFOR, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, ainsi que le sous-préfet de Sessène, pour obtenir des réponses rapides et des mesures concrètes afin de rétablir un approvisionnement normal.
Le maire se montre catégorique : « Cette situation doit cesser immédiatement ». Il a rappelé que l’accès à l’eau est un droit fondamental et non un privilège, appelant à une prise de responsabilité urgente des structures concernées. L'édile affirme poursuivre son combat « sans concession » jusqu’à la résolution complète de cette crise, au nom des populations de Nguéniène qui, dit-il, « méritent mieux ».








