L’adoption des nouveaux règlements généraux de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL), dimanche dernier, a déclenché une vive polémique au sein de l’arène. Selon Record, l’article 3 ne passe pas.
Qui est visé ?
L’article en question stipule clairement qu’« aucun père, mère ou frère ne peut manager son fils ou frère », rapporte le quotidien sportif. Cette disposition écarte de facto plusieurs figures de la lutte qui géraient jusqu'ici la carrière de leurs proches. Sont directement concernés : De Gaulle, Boy Kaïré, Tapha Gueye, Serigne Ndiaye et Ibou Diouf, énumère le journal spécialisé.
La riposte de Boy Kaïré
Boy Kaïré, de son vrai nom Meïssa Diaw, dénonce une décision unilatérale et annonce une offensive sur plusieurs fronts. Il prévoit notamment de réunir les anciens champions pour contester la légitimité de ce texte :
« Nous allons attaquer l’article 3 qui interdit à un parent de manager son fils. Nous allons former un collectif… La lutte ne leur appartient pas, ils doivent arrêter », martèle-t-il, repris par Record.
L'ancien lutteur compte porter le combat au plus haut sommet de l'État pour protéger, dit-il, le travail de la ministre des Sports, Khady Diène Gaye :
« Nous allons saisir le ministre des Sports pour lui faire savoir que nous ne sommes pas d’accord avec ce règlement… Si elle ne réagit pas, nous allons saisir le président de la République. Que Bira Sène et son équipe ne sabotent pas le travail du ministre », prévient-il.
Des soupçons de "renvoi d'ascenseur"
Enfin, il enfonce le clou en pointant du doigt les motivations réelles de la Fédération derrière cette réforme :
« Bira Sène veut imposer cette règle parce que lors des élections, des managers lui avaient apporté leur soutien tout en lui opposant cette condition d’écarter les parents des lutteurs, une fois élu. C’est injuste. »







