À quelques jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, Kdady Niang, directrice des cérémonies du Comité d’organisation, dévoile les grandes orientations du spectacle prévu le 31 octobre au stade Abdoulaye-Wade. Entre valorisation de la culture africaine, participation de plus d’un millier de performeurs et suspense autour du dernier porteur de la flamme, les organisateurs promettent une cérémonie placée sous le signe de l’identité, de l’inclusion et du partage.
Le compte à rebours est lancé pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. Prévue le 31 octobre, de 18 h 30 à 20 h, au stade Abdoulaye-Wade, elle entend mettre en lumière l’identité sénégalaise tout en donnant une place importante à la diversité culturelle africaine.
Dans un entretien avec Seneweb et certains confrères, Khady Niang, directrice des cérémonies du COJOJ Dakar 2026 a présenté les grandes lignes du spectacle. Même si elle reste discrète sur le contenu artistique, elle assure néanmoins que le public peut s’attendre à une cérémonie conçue autour d’un récit, plutôt qu’à une simple succession de prestations musicales.
«Nous avons très tôt pris le parti de définir nous-mêmes le concept artistique», explique-t-elle. Pour la responsable, l’objectif est de permettre aux Africains de raconter leur propre histoire, selon leur regard et leur sensibilité.
Une cérémonie pensée et portée par des talents africains
Le choix artistique repose sur une volonté affirmée de réappropriation du récit africain. Selon Kdady Niang, le comité d’organisation a souhaité confier la direction artistique à un Sénégalais afin de donner à cette cérémonie une perspective ancrée dans les réalités culturelles du continent.
L’objectif n’est pas de résumer toute l’histoire du Sénégal en une heure et demie, mais de proposer une interprétation de cette histoire, telle qu’elle a été transmise par les aïeux et vécue par les jeunes générations.
«Nous voulons raconter au monde qui nous sommes, d’où nous venons et où nous voulons aller», souligne-t-elle.
Cette ambition s’inscrit dans le slogan de l’événement : «L’Afrique accueille, Dakar célèbre ». La cérémonie se veut ainsi sénégalaise par ses racines et africaine par son ouverture, avec une narration portée par la musique, la danse, les costumes et la scénographie.
Loin d’un simple défilé de célébrités, les organisateurs privilégient une histoire structurée, destinée à donner une cohérence à l’ensemble du spectacle.
Plus de 1 100 participants mobilisés
Pour donner corps à cette vision, le comité d’organisation a engagé une importante mobilisation artistique à travers le Sénégal. Selon Kdady Niang, 625 danseurs ont été recrutés à l’issue de castings organisés dans les différentes régions du pays.
En comptant les figurants, les acteurs, les chanteurs et les autres intervenants, environ 1 100 participants devraient prendre part à la cérémonie.
L’inclusion figure également parmi les principes mis en avant par les organisateurs. Une collaboration avec Special Olympics permettra notamment à des personnes en situation de handicap de participer à la cérémonie.
Pour Kdady Niang, cette participation ne doit pas se limiter à une séquence isolée du spectacle. Elle défend une approche dans laquelle chacun prend part à la représentation au même titre que les autres artistes.
Le dernier porteur de la flamme, le profil connu
Qui aura l’honneur d’allumer la vasque des JOJ Dakar 2026 ? C’est l’une des questions qui alimentent la curiosité autour de la cérémonie.
Sur ce point, Kdady Niang ne livre aucun nom. Elle affirme connaître l’identité du dernier porteur de la flamme, mais refuse d’en dévoiler davantage.
La directrice des cérémonies consent toutefois à donner deux indications: il s’agira d’un sportif ou d’une sportive, de nationalité sénégalaise.
Un indice qui entretient le suspense sans lever le voile sur l’identité de la personne choisie pour ce moment symbolique de la cérémonie d’ouverture.
Des artistes sénégalais et africains au programme
Sur le volet musical, la programmation reste elle aussi confidentielle. Kdady Niang confirme néanmoins la présence d’artistes sénégalais et africains, sans citer de noms. Elle promet un «beau plateau artistique».
La cérémonie devrait donc associer musique, danse, costumes et effets visuels dans une mise en scène pensée pour un public national et international.
Des contraintes maîtrisées
La préparation de la cérémonie a nécessité au moins un an et demi de travail. La première version du concept artistique a été présentée en septembre 2025, avant une validation ultérieure par le président de la République, selon la directrice des cérémonies.
Le projet a toutefois été confronté à des difficultés opérationnelles. Le choix de miser sur des équipes locales, dont certaines n’avaient jamais participé à l’organisation d’une cérémonie olympique, a notamment nécessité un travail de formation et d’encadrement.
À cela s’ajoutent les contraintes liées à l’organisation d’un spectacle dans un stade de 55 000 places.
Khady Niang affirme que la cérémonie a été conçue dans une logique de maîtrise des dépenses et d’optimisation des moyens disponibles. Elle indique également que le Comité international olympique (CIO) a salué son rapport qualité-prix.
Sécurité et mobilité : Les spectateurs invités à venir tôt
Au-delà du spectacle, la préparation concerne également la sécurité et l’accueil des délégations. Kdady Niang indique que le dispositif sécuritaire est préparé depuis l’attribution des Jeux à Dakar, en collaboration avec les ministères concernés.
Pour les spectateurs, la directrice des cérémonies recommande une arrivée anticipée au stade et privilégie l’utilisation des transports en commun.
Des animations, des concerts et des activités sont annoncés avant le début de la cérémonie officielle, afin de permettre au public de patienter dans de bonnes conditions.
L’objectif est également de limiter les difficultés de circulation autour d’une enceinte de grande capacité.
À l’approche du rendez-vous, la directrice des cérémonies rassure. Elle affirme que les répétitions, les costumes, la musique et la scénographie entre autres sont prêts.







