C’est peu de dire que la conférence de presse organisée par la Fédération sénégalaise de football (FSF), était très attendue. Le président de l’institution, Abdoulaye Fall, a pris le micro quelques heures après la décision du jury d’appel de la CAF de retirer la victoire aux Lions de la Téranga, en finale de la CAN sur tapis vert, pour accorder le titre au Maroc, deux mois après le match. Dès les premiers mots lus sur un communiqué de presse, le ton est donné. « Rejet de la décision de la CAF. Rejet de la décision inique du jury d’appel de la CAF. La FSF réaffirme sans équivoque que l’équipe du Sénégal est l’unique vainqueur de la CAN, après la finale acquise sur le terrain ».
Il y est dénoncé «les conditions d’organisation chaotiques» du Jury d’Appel de la CAF et l’absence de «délibéré partagé» poursuit M. Fall, parfois coupé par des chants à la gloire de la sélection et du pays. «Merci pour votre soutien. Nous espérons le retour des vôtres qui ont été emprisonnés au Maroc», réagit le président de la FSF, en référence aux supporters arrêtés pendant la finale de la CAN, pour avoir tenté d’envahir la pelouse et toujours enfermés dans une prison marocaine. Il a ensuite confirmé avoir saisi le Tribunal Arbitral du Sport pour contester la décision de la CAF et a tenu à rappeler les nombreux problèmes auxquels a dû faire face à la sélection, dans la préparation de cette finale.
Le Sénégal dénonce le chaos de l’avant-match
«On a été très administratifs et on a tout anticipé après notre qualification pour la finale de la CAN. On a eu des premiers soucis sur notre hébergement, rappelle-t-il. À notre grande surprise, l’hôtel n’était pas homologué et ce n’était pas un standing digne de la sélection. Il a fallu des protestations officielles pour avoir un autre hôtel. Vous avez tous vu les conditions dans lesquelles l’équipe est arrivée à la gare à Rabat. Il n’y avait pas de sécurité, il y avait une telle promiscuité avec les joueurs. On a voulu nous imposer le camp de base des Lions de l’Atlas pour nous entraîner avant la finale. Ce n’était pas possible de s’entraîner dans le camp de l’adversaire. On s’est battus et on nous a ensuite affectés ailleurs pour nos séances».
Le dirigeant a énuméré d’autres problèmes tels que l’attribution des places VIP en faveur de la délégation sénégalaise. «On a dénoncé les conditions dans lesquelles, on voulait que le Sénégal joue la finale. Le président de la Fédération du Maroc m’a appelé à 2h du matin pour qu’on puisse trouver une solution. Je l’ai rencontré en présence de Kalidou Fadiga. Le président de la FRMF a trouvé des solutions à tous nos problèmes. Mais, on n’avait pas abordé la finale dans des conditions équitables», poursuit-il, avant d’évoquer un autre problème lié à la désignation des arbitres pour diriger la finale du 18 janvier dernier à Rabat.
«Sur le plan du droit, le Sénégal ne peut pas perdre ce titre»
«Ils nous ont fait comprendre qu’ils ne voulaient pas donner d’informations sur l’identité des arbitres, pour éviter les pressions possibles. On l’a su à la veille de la finale. C’était l’arbitre qui avait officié pour l’ouverture de la CAN, je n’avais jamais vu un officiel diriger l’ouverture et la finale. En plus, il y avait un contentieux avec le Sénégal». Pour lui, il n’y a pas de sujet, les partenaires de Sadio Mané ont gagné sur le terrain à la loyale. «Le match s’est joué, il y a eu des contestations, un penalty tiré et raté. Le match a pris fin, le Sénégal a gagné pendant la prolongation. On a reçu les médailles, le trophée et le prize-money. Pour nous, c’est une affaire classée. Il n’y a pas eu de réserve dans le match. La plainte a été déclarée recevable mais il n’y a pas eu de réserve».
Enfin, le président de la FSF se dit confiant pour la suite de cette bataille juridique engagée contre le Maroc et la CAF. On sait quand elle a démarré, on ne sait pas quand elle se terminera. Le temps juridique s’étire souvent sur plusieurs mois, peut-être même plus. C’est aussi une bataille de l’opinion. «En première instance, le jury avait tranché et nous n’avions pas fait appel. Là, la commission d’appel a tranché. Sur le plan du droit, le Sénégal ne peut pas perdre ce titre. (…) Nous luttons contre une injustice, nous luttons contre une forfaiture. Je reçois des mails du monde entier qui nous disent que l’on vit une injustice. Les juristes nous disent tous que le règlement n’a pas été respecté. La bataille sera menée au TAS et le Sénégal est loti pour présenter un dossier béton». Quant au fait de rendre ou non le trophée, la réponse fut expéditive. «On va se conformer aux décisions statutaires et réglementaires de la CAF».
Il y est dénoncé «les conditions d’organisation chaotiques» du Jury d’Appel de la CAF et l’absence de «délibéré partagé» poursuit M. Fall, parfois coupé par des chants à la gloire de la sélection et du pays. «Merci pour votre soutien. Nous espérons le retour des vôtres qui ont été emprisonnés au Maroc», réagit le président de la FSF, en référence aux supporters arrêtés pendant la finale de la CAN, pour avoir tenté d’envahir la pelouse et toujours enfermés dans une prison marocaine. Il a ensuite confirmé avoir saisi le Tribunal Arbitral du Sport pour contester la décision de la CAF et a tenu à rappeler les nombreux problèmes auxquels a dû faire face à la sélection, dans la préparation de cette finale.
Le Sénégal dénonce le chaos de l’avant-match
«On a été très administratifs et on a tout anticipé après notre qualification pour la finale de la CAN. On a eu des premiers soucis sur notre hébergement, rappelle-t-il. À notre grande surprise, l’hôtel n’était pas homologué et ce n’était pas un standing digne de la sélection. Il a fallu des protestations officielles pour avoir un autre hôtel. Vous avez tous vu les conditions dans lesquelles l’équipe est arrivée à la gare à Rabat. Il n’y avait pas de sécurité, il y avait une telle promiscuité avec les joueurs. On a voulu nous imposer le camp de base des Lions de l’Atlas pour nous entraîner avant la finale. Ce n’était pas possible de s’entraîner dans le camp de l’adversaire. On s’est battus et on nous a ensuite affectés ailleurs pour nos séances».
Le dirigeant a énuméré d’autres problèmes tels que l’attribution des places VIP en faveur de la délégation sénégalaise. «On a dénoncé les conditions dans lesquelles, on voulait que le Sénégal joue la finale. Le président de la Fédération du Maroc m’a appelé à 2h du matin pour qu’on puisse trouver une solution. Je l’ai rencontré en présence de Kalidou Fadiga. Le président de la FRMF a trouvé des solutions à tous nos problèmes. Mais, on n’avait pas abordé la finale dans des conditions équitables», poursuit-il, avant d’évoquer un autre problème lié à la désignation des arbitres pour diriger la finale du 18 janvier dernier à Rabat.
«Sur le plan du droit, le Sénégal ne peut pas perdre ce titre»
«Ils nous ont fait comprendre qu’ils ne voulaient pas donner d’informations sur l’identité des arbitres, pour éviter les pressions possibles. On l’a su à la veille de la finale. C’était l’arbitre qui avait officié pour l’ouverture de la CAN, je n’avais jamais vu un officiel diriger l’ouverture et la finale. En plus, il y avait un contentieux avec le Sénégal». Pour lui, il n’y a pas de sujet, les partenaires de Sadio Mané ont gagné sur le terrain à la loyale. «Le match s’est joué, il y a eu des contestations, un penalty tiré et raté. Le match a pris fin, le Sénégal a gagné pendant la prolongation. On a reçu les médailles, le trophée et le prize-money. Pour nous, c’est une affaire classée. Il n’y a pas eu de réserve dans le match. La plainte a été déclarée recevable mais il n’y a pas eu de réserve».
Enfin, le président de la FSF se dit confiant pour la suite de cette bataille juridique engagée contre le Maroc et la CAF. On sait quand elle a démarré, on ne sait pas quand elle se terminera. Le temps juridique s’étire souvent sur plusieurs mois, peut-être même plus. C’est aussi une bataille de l’opinion. «En première instance, le jury avait tranché et nous n’avions pas fait appel. Là, la commission d’appel a tranché. Sur le plan du droit, le Sénégal ne peut pas perdre ce titre. (…) Nous luttons contre une injustice, nous luttons contre une forfaiture. Je reçois des mails du monde entier qui nous disent que l’on vit une injustice. Les juristes nous disent tous que le règlement n’a pas été respecté. La bataille sera menée au TAS et le Sénégal est loti pour présenter un dossier béton». Quant au fait de rendre ou non le trophée, la réponse fut expéditive. «On va se conformer aux décisions statutaires et réglementaires de la CAF».








