Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des postes et télécommunications (SNTPT), Ibrahima Sarr, tire la sonnette d’alarme sur la situation qui prévaut à La Poste.
Selon lui, si les difficultés rencontrées par l’entreprise publique sous les précédents régimes étaient essentiellement d’ordre politique, le principal obstacle aujourd’hui réside dans «l’oubli» dont elle fait l’objet. Il l’a fait savoir en marge du Comité sectoriel Poste du SNTPT.
Il regrette que le remaniement gouvernemental, marqué par la nomination d’un nouveau Premier ministre et d’un nouveau ministre chargé des Postes, n’ait pas permis de relancer le dossier de La Poste.
« Le SNTPT avait légitimement espéré une relance du dossier, un signal fort et une feuille de route claire. Mais, à notre grande surprise, lors de la cérémonie de passation de service au ministère de tutelle, aucun mot n’a été prononcé sur l’avenir de cette entreprise pourtant confrontée à une situation d’urgence», déplore Ibrahima Sarr.
Pour le responsable syndical, ce silence des autorités est lourd de conséquences. «Ce silence interpelle. Ce silence inquiète. Ce silence est dangereux, car pendant que l’on se tait, la situation continue de se détériorer», affirme-t-il.
Le SNTPT insiste sur le fait que son engagement ne relève ni de la polémique ni de la confrontation. Le syndicat dit mener «un combat de principe», motivé par la volonté de préserver un patrimoine national, de défendre le service public, de sauvegarder les emplois et de protéger les intérêts du peuple sénégalais.
Face à l’absence de mesures concrètes, Ibrahima Sarr avertit que le SNTPT pourrait reprendre ses actions syndicales si aucune réponse n’est apportée aux préoccupations des travailleurs et à la situation de La Poste.







