Quatre personnes ont été arrêtées par les éléments du commissariat de Yeumbeul-Comico dans le cadre d’une enquête pour harcèlement sexuel, « acte contre nature », transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui, rapporte Libération.
Le 29 août, vers minuit, les enquêteurs ont interpellé l’étudiant Mamadou M., 18 ans, à proximité du poste de police. Cette arrestation faisait suite à la plainte de S. Sarr, un impressionniste de 39 ans, qui l’accusait de l’avoir harcelé sur WhatsApp et de lui avoir proposé des rapports sexuels après avoir obtenu son numéro sous prétexte d’être un client. Entendu par la Brigade de recherches, le jeune homme est passé aux aveux et a livré les noms de plusieurs personnes présentées comme ses partenaires.
Ces déclarations ont conduit à l’interpellation de trois autres suspects entre Yeumbeul et Keur Massar : Madiaw D. (40 ans, logisticien), Amath F. (48 ans, électricien) et Samba S. (21 ans, élève). Les résultats des tests effectués au centre de santé de Keur Massar ont révélé que deux des mis en cause étaient porteurs du VIH, précise le journal.
Lors des auditions, complète la même source, la majorité des prévenus a reconnu les faits. Madiaw D. a, en revanche, contesté toute relation sexuelle, malgré des échanges retrouvés dans son téléphone évoquant notamment « un rendez-vous et l’achat de préservatifs ». L’exploitation des appareils saisis, notamment des conversations sur WhatsApp et Messenger, a permis aux enquêteurs de mettre au jour ce qui s’apparente à un « véritable réseau d’échanges », désormais au centre des investigations.







