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Syrie: Jihadistes et rebelles en retrait dans la région d'Idleb


Rédigé le Mercredi 21 Août 2019 à 21:31 | Lu 139 fois | 0 commentaire(s)



Selon l'OSDH, les groupes jihadistes et rebelles ont quitté, mardi, la ville stratégique de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, ainsi que des secteurs dans le nord de la province de Hama, sur fond de tensions entre Ankara et Damas.


Les jihadistes et rebelles ont été contraints, mardi 20 août, de se retirer de secteurs clés de la région d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, face à l'avancée des troupes du régime, soutenues par Moscou. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les groupes anti-Assad ont quitté la ville stratégique de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, ainsi que des secteurs dans le nord de la province voisine de Hama. 

La majeure partie de la province d'Idleb et des segments des provinces voisines d'Alep, de Hama et de Lattaquié échappent toujours au contrôle de Bachar al-Assad, après huit années de conflit, malgré les reconquêtes de la majorité du territoire par le régime. 

Cette région, dominée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), une ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, et abritant des groupes rebelles proturcs, est la cible depuis fin avril de bombardements quasi quotidiens de Damas et de son allié russe, qui ont tué plus de 880 civils, toujours selon l'OSDH. 

Douze civils, dont trois enfants, ont été tués, mardi, dans des raids contre plusieurs localités du sud-est d'Idleb, rapporte l'ONG basée à Londres. Parmi eux, neuf civils ont péri dans des frappes russes. 

Les rebelles évoquent un "redéploiement" 
 
 
 
Un porte-parole de HTS a nié dans un communiqué publié sur Telegram le retrait du groupe du nord de Hama, évoquant un "repositionnement" des combattants après d'intenses bombardements du régime. 

Même son de cloche du côté du Front national de libération (FNL), une coalition regroupant plusieurs groupes rebelles pro-Ankara, qui a nié "catégoriquement", dans un communiqué, les "rumeurs" concernant un retrait, évoquant un "redéploiement" tactique en vue de "poursuivre la résistance". 

Le retrait des rebelles et jihadistes intervient après que les forces du régime se sont emparées de la moitié de Khan Cheikhoun et ont réussi à bloquer l'autoroute Alep-Damas devant l'arrivée d'un convoi militaire turc. 

"Soutien clair d'Ankara aux terroristes" 

Un important poste d'observation turc dans la ville de Morek, à environ dix kilomètres au sud de Khan Cheikhoun, se retrouve désormais encerclé par les forces du régime et les soldats turcs ne peuvent se retirer qu'à travers des routes sous contrôle gouvernemental, a précisé à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Mais le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a exclu "pour le moment" tout retrait de Morek, en vertu d'accords conclus avec Moscou.
 
 
Lundi, la Turquie avait dépêché un convoi militaire d'environ 50 véhicules, après l'entrée des forces prorégime dans Khan Cheikhoun. Mais celui-ci avait dû s'arrêter après des bombardements russes et syriens qui ont tué trois civils, selon Ankara, qui a "fermement" condamné l'attaque, exhortant mardi Damas à ne pas "jouer avec le feu". 

Le président syrien a répliqué en affirmant que "les derniers combats à Idleb ont révélé (...) le soutien clair et illimité d'Ankara aux terroristes", lors de la visite d'une délégation russe à Damas. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a lui mis en garde contre de nouvelles attaques des jihadistes contre "les civils" et la base russe de Hmeimim, proche de Lattaquié. "Nous avons prévenu nos collègues turcs que nous y répondrions", a ajouté le chef de la diplomatie, lors d'une conférence de presse en Russie. 

Avec AFP


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