Lancé officiellement ce jeudi dans la commune de Gandiaye, le Programme « État civil chez moi » ambitionne de lever un obstacle majeur au Sénégal : des milliers de personnes vivent encore sans identité juridique, privées de leurs droits les plus élémentaires.
« Sans acte de naissance, pas d’école. Sans état civil, pas de droits », a rappelé Matar Ndao, directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC) devant les autorités locales et les populations de l’arrondissement de Ngothie.
L’absence d’état civil exclut, en effet, des services essentiels comme l’éducation, la santé ou la protection sociale, freinant ainsi l’accès à une citoyenneté pleine et entière.
Face à ce constat, le gouvernement, sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko, a engagé une transformation profonde du système. Le programme « État civil chez moi » déploie des actions concrètes : sensibilisation des communautés, formation des agents à des outils numériques sécurisés, plateforme en ligne « Sama Etat civil » et remise de kits satellite aux communes isolées. Des opérations de régularisation ont débuté à Dya et se poursuivront dans toutes les communes de l’arrondissement.
Toutefois, des difficultés demeurent. Elles sont liées à la fraude, aux archives mal organisées, à la faible déclaration des naissances en zone rurale et à l'accès limité aux services. Ce qui constitue des obstacles structurels.
Pour y remédier, l’ANEC prépare les assises nationales de l’état civil en août prochain, afin de bâtir des solutions durables. « Faites de l’état civil une priorité. C’est un droit, mais aussi un devoir citoyen », a lancé M. Ndao, saluant l’engagement des jeunes volontaires et des élus.
Avec « État civil chez moi », le Sénégal tente de rattraper un retard crucial pour garantir à chaque citoyen une identité juridique sécurisée.








