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Rencontre privée entre six présumés homosexuels à Thiaroye-sur-Mer : L'un d'eux serait mort d'une overdose, trois autres arrêtés


Rédigé le Mercredi 21 Octobre 2026 à 13:43 | Lu 47 fois | 0 commentaire(s)




Une rencontre privée entre six présumés homosexuels a viré au drame à Thiaroye-sur-Mer. L'un des participants, M. N. Ndoye, 23 ans, est décédé dans une chambre durant la nuit du 14 au 15 octobre 2026. Selon des informations exclusives de Seneweb, sa mort serait liée à une overdose. Les personnes présentes auraient tenté de le réanimer en vain, avant de quitter les lieux en le laissant enfermé. La brigade de recherches (BR) de Keur Massar a arrêté trois présumés homosexuels, qui ont reconnu leur présence. Les deux autres suspects seraient en fuite, entre la Mauritanie et la Gambie.

La BR de Keur Massar a été informée de la découverte d'un corps sans vie dans une chambre du quartier Bagdad, à Thiaroye-sur-Mer. Sur instruction du procureur de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, les gendarmes ont ouvert une enquête.

Selon les premiers renseignements, la victime a passé la nuit du 14 au 15 octobre dans cette chambre avec Y. Diène, alias "Cheikh", et d’autres individus. Ces derniers auraient quitté les lieux précipitamment vers 2 h, en laissant la victime enfermée à clé. 

Les gendarmes ont également recueilli des informations faisant état d'une consommation de stupéfiants dans la chambre et d'une possible overdose. Notre source affirme qu'il s'agissait d'un rendez-vous d'homosexuels.

Les enquêteurs sont arrivés sur les lieux à 20 h 19. La chambre se trouve au rez-de-chaussée d'un immeuble de type R+3, qui comprend plusieurs appartements et chambres en location. La porte étant fermée à clé, ils ont fait sauter le verrou et ont découvert un homme, inerte, allongé sur un matelas. Ils ont aussitôt gelé les lieux dans l'attente des éléments de la Cellule nationale d'identification criminelle (CNIC).

La pièce contenait un réfrigérateur , des denrées alimentaires, des bouteilles vides de boissons alcoolisées, une bouteille remplie d'un liquide rougeâtre placée près d'un canapé, une petite douche intérieure et des vêtements éparpillés. Les documents retrouvés dans un sac à dos ont permis d'identifier la victime, M. N. Ndoye, âgée de 23 ans. Le corps était couché sur le dos, le visage tourné vers la fenêtre, les yeux et la bouche fermés. L'examen visuel externe a relevé des lividités cadavériques, un gonflement de l'abdomen et un écoulement de liquide rougeâtre au niveau des narines. Aucune blessure apparente n'a été constatée.

Les enquêteurs ont requis le concours du service d'hygiène, des sapeurs-pompiers et de la CNIC. Le service d'hygiène a désinfecté la chambre. La CNIC a ensuite mené ses opérations techniques de 22 h 40 à 00 h 50, avec des prélèvements sur le corps de la victime et sur plusieurs objets susceptibles de contribuer à la manifestation de la vérité.

À 00 h 51, les pompiers ont enlevé le corps pour le déposer à la morgue de l'hôpital de Pikine. À 1 h, les enquêteurs se sont rendus à l'atelier de couture de Y. Diène, en compagnie de son apprenti A. Ndao, pour une perquisition. Dans une commode, ils ont découvert plusieurs sous-vêtements de type string, des préservatifs, des lubrifiants, des comprimés, des boîtes de médicaments et d'autres objets. 

Ces médicaments sont souvent utilisés par des personnes atteintes du VIH/sida. Ils ont été saisis et conservés à la BR pour les besoins de l'enquête.

À 8 h, le père de la victime, E. Ndoye, a été invité à se présenter à la BR. Une réquisition à personne qualifiée a par ailleurs été adressée au médecin légiste de l'hôpital de Grand-Yoff pour une l'autopsie. Les investigations ont permis d'établir que Y. Diène est un tailleur installé dans un centre commercial de Diamaguène. Il serait séropositif depuis plusieurs années et ferait l'objet d'un suivi médical. Il est également soupçonné d'attirer de jeunes garçons en leur proposant de l'argent et d'organiser des rencontres sexuelles dans la chambre qu'il loue à Thiaroye-sur-Mer.

Les arrestations du dimanche 18 octobre

L'exploitation des données téléphoniques a révélé que six numéros, dont celui de la victime, avaient borné dans la zone des faits durant la nuit du drame. Le recoupement de ces données avec les autres éléments de l'enquête a permis d'identifier A. Niang, S. J. Seck et A. Diop. Trois équipes de la BR de Keur Massar ont mené des recherches, des surveillances et des interpellations à la Sicap Mbao, à Sam Sam 3 et à la cité Damel.

La première a interpellé A. Niang vers 12 h 30 à Sam Sam 3, sans incident. Âgé de 25 ans, il est conducteur de moto-taxi et est domicilié à Diamaguène Sicap Mbao. La perquisition de sa chambre a permis de découvrir treize préservatifs dissimulés dans un sachet en plastique vert.

Entendu sur les circonstances du décès, il a déclaré que Y. Diène l'avait appelé pour qu'il le rejoigne dans sa chambre à Thiaroye-sur-Mer où il y aurait trouvé Y. Diène, la victime, S. J. Seck, E. H. Sène et un individu dont il ignore l'identité. Il affirme avoir bu une boisson contenant une substance stupéfiante, que lui a offerte Y. Diène, et ajoute que ce dernier et un autre individu se livraient à des actes sexuels en présence des autres personnes présentes. 

Selon lui, la victime a bu la même boisson avant de présenter des difficultés respiratoires. Les personnes présentes auraient tenté de la réanimer, sans succès, puis, prises de panique, auraient quitté les lieux en laissant le corps dans la chambre.

A. Niang affirme également que Y. Diène a fait disparaître certains indices et emporté le téléphone de la victime pour ne pas laisser de traces. Il précise que ce dernier lui a demandé de se débarrasser de son propre téléphone et de sa carte SIM, puis d'effacer ses contacts ainsi que ceux de S. J. Seck. Il reconnaît avoir eu à cinq reprises des rapports sexuels avec S. J. Seck dans l'appartement de ce dernier et en présence de Y. Diène. Et un autre rapport avec Y. Diène. Il assure avoir utilisé des préservatifs et se définit comme un partenaire actif. Il souligne ignorer que Y. Diène était séropositif, celui-ci lui ayant seulement confié être diabétique, ce que son amant S. J. Seck aurait confirmé. 

Interrogé sur les raisons pour lesquelles il n'avait alerté ni la police ni la gendarmerie, il explique avoir paniqué et suivi les instructions de Y. Diène.

La deuxième équipe a interpellé A. Diop à 13 h, à la Sicap Mbao. Âgé de 24 ans, il est plâtrier et domicilié à Thiaroye. Il a d'abord nié connaître Y. Diène. Confronté aux éléments de l'enquête, il est revenu sur ses déclarations et a reconnu que ce dernier était l'un de ses clients, qu'il l'avait transporté jusqu'à sa chambre le jour des faits. Il a dit y avoir trouvé six à sept individus qui fumaient, sans pouvoir préciser leur identité. Il a affirmé être resté assis sur le canapé avec eux pendant une trentaine de minutes avant de partir. Il a confirmé avoir récupéré Y. Diène le 16 octobre, vers 1 h, pour le déposer à Diamaguène. Il a ensuite été conduit dans les locaux de la BR.

La troisième équipe s'est rendue au domicile de S. J. Seck, à la cité Damel. Elle a trouvé la porte fermée à clé. Les recherches complémentaires étant restées vaines, l'exploitation des données téléphoniques a permis de localiser son numéro à Bargny. Sur place, les enquêteurs ont découvert qu'il avait confié son téléphone à son frère, B. Seck, 28 ans. Celui-ci n'a pas été interpellé, n'étant pas impliqué dans l'affaire. Il a déclaré que son frère lui avait remis le téléphone avant de partir en Gambie. Il a précisé qu'ils étaient copropriétaires de l'appartement de la cité Damel et y partageaient la même chambre, mais qu'il se rendait à Bargny tous les week-ends, laissant son frère occuper les lieux. 

Détenteur d'une clé, il a accompagné les enquêteurs pour une perquisition qui a permis de découvrir des lubrifiants et des mouchoirs jetables dans une commode appartenant à S. J. Seck.

Le même jour, à 22 h, une réquisition à personne qualifiée a été adressée au médecin-chef de l'hôpital de Keur Massar. Il lui était demandé d'examiner A. Niang et A. Diop afin de constater d'éventuelles lésions ou traces physiques utiles à l'enquête, de réaliser les examens relatifs à leur statut sérologique et de délivrer un certificat médical à chacun. Les deux hommes sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, mise en danger de la vie d'autrui, trafic de drogue, non-assistance à personne en danger et homicide involontaire selon des sources de Seneweb.

Le troisième suspect arrêté le mardi 20 octobre

La BR de Keur Massar a interpellé C. D. Ndiaye à 11 h. Âgé de 23 ans, ce natif de Bamako est un élève demeurant à Guédiawaye, au quartier Wakhinane Nimzatt. Il est poursuivi pour les mêmes chefs d'accusation que les deux premiers suspects. Les opérations de filature et de surveillance ont permis de le localiser. La perquisition de sa chambre a conduit à la découverte d'une tablette électronique qui sera transmise au Centre national de lutte contre la cybercriminalité pour exploitation de ses données.

Interpellé sur les faits, il a reconnu avoir été présent dans la chambre de Y. Diène alors que la victime était prise d'un malaise avant de décéder. Il explique avoir quitté les lieux sur instruction de Y. Diène, qui aurait demandé aux personnes présentes d'effacer les données de leur téléphone et de se débarrasser de leur carte SIM. Il a ensuite été conduit dans les locaux de la BR.

Ce mardi vers 16 h, les enquêteurs se sont rendus sur les lieux du drame, à Thiaroye-sur-Mer, en compagnie d'A. Niang, A. Diop et C. D. Ndiaye, pour une reconstitution des faits.

Les fugitifs

Y. Diène et S. J. Seck sont activement recherchés. Selon les renseignements recueillis, l'un entretiendrait une relation intime avec S. J. Seck, qui aurait pris la fuite vers la Mauritanie, tandis que Y. Diène serait réfugié en Gambie. Notre source souligne que ces deux fugitifs, plus âgés que les autres, droguaient les jeunes pour leur donner de la performance. Ils étaient des suspects passifs. Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances du décès et interpeller toutes les personnes impliquées. Les suspects interpellés seront probablement présentés au procureur Dicko jeudi ou vendredi prochain.



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