Il y a des moments dans l’histoire d’une nation où le silence devient une faute, où se taire revient à cautionner l’inacceptable.
Ce moment est arrivé.
Ce que nous vivons aujourd’hui dépasse de loin une simple recomposition politique. C’est une chute brutale de la République, une mise à genoux de nos institutions, une dérive qui fragilise les fondements mêmes de l’État de droit.
La démission précipitée du président de l’Assemblée nationale, dans un timing troublant et incompréhensible, pour installer à sa place un Premier ministre sortant qui, rappelons-le, avait lui-même déposé sa lettre de démission lors de sa nomination n’est pas anodine.
C’est un signal. Un très mauvais signal.
De quoi ont-ils peur ?
Pourquoi cette urgence presque fébrile ?
Pourquoi ce passage en force qui piétine les principes de stabilité et de continuité institutionnelle ?
La réponse est inquiétante: nous assistons à une confiscation progressive de la République.
Ce n’est plus une gouvernance.
C’est une stratégie d’occupation.
Ce n’est plus de la politique.
C’est une prise de contrôle.
Les institutions, censées être les piliers de notre démocratie, sont aujourd’hui instrumentalisées, affaiblies, vidées de leur sens. L’Assemblée nationale, qui doit incarner la voix du peuple, devient un simple pion dans un jeu de repositionnement politique. La séparation des pouvoirs est foulée aux pieds. La dignité de l’État est sacrifiée sur l’autel des ambitions.
Et pendant ce temps, le peuple regarde… impuissant, épuisé, trahi.
Le Président de la République ne peut plus se contenter d’observer.
Il ne peut plus se réfugier dans le silence ou l’ambiguïté.
Il doit assumer ses responsabilités devant la nation.
Car lorsque la République est à terre, le Chef de l’État ne peut être spectateur. Il doit être le garant, le rempart, le protecteur.
Certains évoquent déjà l’article 52 de la Constitution, permettant de gouverner par ordonnance. Mais qu’on ne s’y trompe pas : on ne sauve pas une République en affaiblissant davantage ses institutions. Toute décision exceptionnelle doit être guidée par un seul objectif : restaurer l’ordre constitutionnel, et non le contourner.
Aujourd’hui, une vérité s’impose : la confiance est détruite.
Les Sénégalais ne croient plus aux discours. Ils observent les actes. Et les actes qu’ils voient aujourd’hui sont ceux d’un système qui se replie sur lui-même, qui se protège, qui manipule, qui accélère dans l’opacité.
Pendant que le citoyen lutte pour survivre, pendant que des familles entières s’endettent pour vivre dignement, pendant que les marchés deviennent inaccessibles, le pouvoir, lui, joue à redistribuer les postes.
Pendant que les foyers peinent à préparer la Tabaski, symbole de foi et de sacrifice,
pendant que nos compatriotes chrétiens célèbrent dans la paix l’
Assomption,
eux s’adonnent à une politique de calcul, déconnectée des réalités du peuple.
MR Mouhamadou lamine Massaly
Président du parti UNR
Ousmane Sonko est au cœur de cette séquence politique lourde de conséquences. Beaucoup de Sénégalais s’interrogent :
est-ce là le projet ?
Est-ce ainsi que l’on prétend reconstruire un pays ?
Quant à PASTEF, il doit comprendre une chose fondamentale :
on ne joue pas avec l’État.
On ne manipule pas la République comme un outil partisan.
On ne transforme pas les institutions en instruments de conquête permanente.
La République du Sénégal n’est pas un terrain de stratégie politique.
C’est un héritage. C’est une responsabilité. C’est une promesse faite à chaque citoyen.
Et aujourd’hui, cette promesse est brisée.
Oui, notre République est à terre.
À terre parce que ses règles sont contournées.
À terre parce que ses institutions sont fragilisées.
À terre parce que ceux qui doivent la protéger semblent participer à son affaiblissement.
Mais une République ne meurt pas tant que son peuple refuse de l’abandonner.
Alors nous disons, avec force :
Assez. Assez des manœuvres obscures. Assez des arrangements politiques qui se font au détriment du peuple.
Assez de cette gouvernance qui méprise la transparence, la justice et l’équité.
Nous appelons à une mobilisation démocratique avec toutes les forces vives de la nation.
À un retour à l’éthique publique.
À une restauration urgente de la crédibilité des institutions.
A une république à un état de droit fondé
Car si rien n’est fait, si cette dérive continue, alors ce ne sera plus seulement une crise politique…
Ce sera l’effondrement d’une nation debout.
Un petit rappel :Un homme d’État ne gouverne pas selon ses émotions, mais selon les exigences du devoir. Là où l’intérêt personnel hésite, le devoir, lui, ne tremble jamais. Mouhamed Massaly President UNR








