Les Lions du Sénégal viennent de décrocher leur deuxième titre continental, un sacre qui confirme leur courage, leur solidarité et leur détermination. Bravo aux joueurs, au staff et à tout le peuple sénégalais qui a vibré avec eux jusqu’au coup de sifflet final. Une étoile de plus sur notre maillot national, amplement méritée.
Walid Regragui et sa “découverte” du football
À l’issue de la finale, l’entraîneur marocain, Walid Regragui, a déclaré qu’il n’avait « jamais vu un entraîneur demander à ses joueurs de quitter le terrain » et que ce geste « n’était pas très classe ».
Pourtant, l’histoire du football regorge d’exemples similaires :
2001, Carlos Alberto Parreira et le Brésil : joueurs quittent le terrain lors de la Copa América contre l’Argentine, après un but litigieux.
1996, Fatih Terim et Galatasaray : sortie des joueurs pour protester contre l’arbitrage en Coupe de Turquie.
2012, Hossam El-Badry et Al Ahly : joueurs sortis du terrain pour un penalty contesté, match arrêté.
1999, Juventus et ses dirigeants : tentative de protestation massive contre un arbitrage en Serie A.
Dire que ce geste est inédit, montre plutôt un manque de culture footballistique. Ces situations existent depuis des décennies dans le football mondial.
Classe et fair-play : la vraie question
Walid Regragui juge le geste de l’entraîneur sénégalais « pas très classe ». Mais qu’est-ce que la classe sur un terrain ?
Achraf Hakimi prend la serviette du gardien sénégalais et la lance aux supporters marocains qui voulaient la récupérer. Est-ce vraiment un geste classe ?
Et avant le match, demander à son public de siffler l’équipe adverse… fair-play ? Classe ?
Dans ce contexte, le geste de Pape Thiaw , l’entraîneur sénégalais apparaît comme un acte défensif et courageux, et non comme un manque de dignité.
Pape Thiaw et les "Lions" : des soldats dignes de leur nation
Ces joueurs étaient comme des soldats partis représenter dignement le Sénégal. La devise de notre armée est : « On nous tue, mais on ne nous déshonore pas ».
Le geste de Pape Thiaw visait à montrer que le Sénégal n’acceptera jamais le déshonneur. Lors de la CAN en Côte d’Ivoire, notre équipe avait été éliminée, mais jamais elle n’avait eu un comportement pareil. Cette fois, le monde entier l’a vu.
Heureusement, Pape Thiaw a reconnu son erreur quelques minutes plus tard, grâce aussi à l’intervention de Sadio Mané, ce qui le grandit encore davantage.
Fraternité entre Sénégal et Maroc
Quoi qu’il en soit, les peuples sénégalais et marocains entretiennent des relations d’amitié millénaires et cette finale ne pourra jamais ternir ces liens. Pendant la Coupe d’Afrique, des supporters sénégalais ont encouragé le Maroc et des supporters marocains ont soutenu le Sénégal.
À Walid Regragui, il serait souhaitable d’avoir un peu plus de retenue et de recul historique, car le football reste avant tout un vecteur de passion, de respect et de fraternité.
Le Sénégal, un peuple debout
Depuis quelque temps, des supputations et rumeurs parlent de sanctions financières. Vous savez, nous Sénégalais, nous n’avons pas peur de la sanction. Je suis sûr que si cette sanction venait à s’avérer réelle, ce ne serait ni l’État du Sénégal ni la fédération, mais le peuple sénégalais, debout comme un seul homme, qui se cotiserait pour la payer, chacun selon ses moyens.
Le Sénégal est un grand pays. Les Sénégalais sont dignes et le resteront pour toujours.
Momar Alice Niang, Journaliste *EMEDIA,Sénégal*
Walid Regragui et sa “découverte” du football
À l’issue de la finale, l’entraîneur marocain, Walid Regragui, a déclaré qu’il n’avait « jamais vu un entraîneur demander à ses joueurs de quitter le terrain » et que ce geste « n’était pas très classe ».
Pourtant, l’histoire du football regorge d’exemples similaires :
2001, Carlos Alberto Parreira et le Brésil : joueurs quittent le terrain lors de la Copa América contre l’Argentine, après un but litigieux.
1996, Fatih Terim et Galatasaray : sortie des joueurs pour protester contre l’arbitrage en Coupe de Turquie.
2012, Hossam El-Badry et Al Ahly : joueurs sortis du terrain pour un penalty contesté, match arrêté.
1999, Juventus et ses dirigeants : tentative de protestation massive contre un arbitrage en Serie A.
Dire que ce geste est inédit, montre plutôt un manque de culture footballistique. Ces situations existent depuis des décennies dans le football mondial.
Classe et fair-play : la vraie question
Walid Regragui juge le geste de l’entraîneur sénégalais « pas très classe ». Mais qu’est-ce que la classe sur un terrain ?
Achraf Hakimi prend la serviette du gardien sénégalais et la lance aux supporters marocains qui voulaient la récupérer. Est-ce vraiment un geste classe ?
Et avant le match, demander à son public de siffler l’équipe adverse… fair-play ? Classe ?
Dans ce contexte, le geste de Pape Thiaw , l’entraîneur sénégalais apparaît comme un acte défensif et courageux, et non comme un manque de dignité.
Pape Thiaw et les "Lions" : des soldats dignes de leur nation
Ces joueurs étaient comme des soldats partis représenter dignement le Sénégal. La devise de notre armée est : « On nous tue, mais on ne nous déshonore pas ».
Le geste de Pape Thiaw visait à montrer que le Sénégal n’acceptera jamais le déshonneur. Lors de la CAN en Côte d’Ivoire, notre équipe avait été éliminée, mais jamais elle n’avait eu un comportement pareil. Cette fois, le monde entier l’a vu.
Heureusement, Pape Thiaw a reconnu son erreur quelques minutes plus tard, grâce aussi à l’intervention de Sadio Mané, ce qui le grandit encore davantage.
Fraternité entre Sénégal et Maroc
Quoi qu’il en soit, les peuples sénégalais et marocains entretiennent des relations d’amitié millénaires et cette finale ne pourra jamais ternir ces liens. Pendant la Coupe d’Afrique, des supporters sénégalais ont encouragé le Maroc et des supporters marocains ont soutenu le Sénégal.
À Walid Regragui, il serait souhaitable d’avoir un peu plus de retenue et de recul historique, car le football reste avant tout un vecteur de passion, de respect et de fraternité.
Le Sénégal, un peuple debout
Depuis quelque temps, des supputations et rumeurs parlent de sanctions financières. Vous savez, nous Sénégalais, nous n’avons pas peur de la sanction. Je suis sûr que si cette sanction venait à s’avérer réelle, ce ne serait ni l’État du Sénégal ni la fédération, mais le peuple sénégalais, debout comme un seul homme, qui se cotiserait pour la payer, chacun selon ses moyens.
Le Sénégal est un grand pays. Les Sénégalais sont dignes et le resteront pour toujours.
Momar Alice Niang, Journaliste *EMEDIA,Sénégal*








