La lutte contre l’émigration irrégulière s’intensifie dans le centre du Sénégal. Les 31 juillet et 1er août 2026, la Légion de Gendarmerie de Kaolack a mené deux opérations qui ont permis d’interpeller 173 candidats à la migration irrégulière, dont des femmes et des enfants.
La première intervention a eu lieu le vendredi 31 juillet dans la forêt du village de Bossinkang, dans la commune de Toubacouta. La Brigade territoriale de Sokone, appuyée par l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) de Sokone et une équipe de l’Escadrille d’Appui Drones de la Gendarmerie nationale, a interpellé 36 candidats.
Selon les premiers éléments de l’enquête, ces derniers s’étaient regroupés dans cette zone forestière dans l’attente de leur embarquement pour l’Europe. Le départ était prévu dans la nuit du 1er au 2 août.
La seconde opération s’est déroulée dans la nuit du 1er au 2 août. Alertée par un renseignement faisant état d’un probable départ par voie maritime, la Brigade de proximité de Nioro a déployé une patrouille fluviale dans le secteur de Fandiongue et ses environs.
Les gendarmes ont alors découvert une pirogue dissimulée au bord de la mangrove et transportant des candidats à l’émigration irrégulière. Les trois capitaines de l’embarcation ont été interpellés, tout comme l’ensemble des passagers.
Au total, 137 candidats ont été interceptés lors de cette deuxième opération, parmi lesquels 116 hommes, 15 femmes et 6 enfants. Ils sont de plusieurs nationalités : 104 Sénégalais, 7 Maliens, 14 Gambiens et 12 Guinéens, selon le bilan communiqué par la Gendarmerie.
Les forces de sécurité ont également saisi une pirogue de 18 mètres, deux moteurs hors-bord de 40 CV ainsi que 238 bidons de 20 litres de carburant, représentant un volume total de 4 760 litres.
Avec ces deux interventions, la Gendarmerie de Kaolack porte ainsi à 173 le nombre de candidats à l’émigration irrégulière interpellés durant ce week-end marqué par le Magal. L’opération a également permis de mettre la main sur d’importants moyens logistiques qui auraient été destinés à l’organisation d’un départ clandestin par voie maritime.








