Nd. Ndiaye, un enseignant de Malicounda, a comparu devant le Tribunal de grande instance de Mbour pour des faits de violences conjugales dénoncés par sa première épouse, Nd. M. Th. Mbaye. Selon L’Observateur, qui revient sur le procès, les faits remontent à fin juin, alors que les relations du couple s’étaient dégradées depuis que l’enseignant avait pris une seconde épouse.
Une dispute sur fond de soupçons d’adultère
D’après le journal, le mari, qui soupçonnait son épouse d’adultère, affirme avoir aperçu « la silhouette d’un homme » quitter leur domicile. Il soutient avoir vu un individu « vêtu d’une djellaba blanche » traverser la cour de la maison. Après avoir insisté pour entrer, il dit avoir poursuivi l’homme qu’il pensait avoir vu sortir de la chambre conjugale jusqu’à la terrasse, sans le retrouver.
Nd. Ndiaye affirme ensuite que cet homme « aurait sauté de la terrasse pour s’enfuir par une maison en construction ». Il serait alors « redescendu pour demander des explications à sa femme ». Une altercation s’ensuit. D’après L’Observateur, « au cours de la dispute, Nd. Ndiaye s'en prend physiquement à Nd.M.Th. Mbaye. Il la frappe sauvagement, la dépouille de ses vêtements jusqu'à la laisser nue, sous les yeux de leurs enfants. Puis, il l'étrangle ».
Alertés par les cris, des proches ou des voisins sont intervenus. La victime s’est ensuite rendue dans une structure sanitaire de la Petite-Côte, où un certificat médical lui a été délivré, faisant état d’une incapacité temporaire de travail (ITT) de six jours. Elle a par la suite porté plainte à la brigade de gendarmerie de Malicounda.
Le témoignage d’un enfant
Lors de l’enquête, l’un des enfants du couple, âgé de 9 ans, a livré un témoignage allant dans le sens des accusations de sa mère, avance la même source. En face, Nd. Ndiaye, qui comparaît libre, conteste les violences qui lui sont reprochées et maintient avoir vu un homme quitter le domicile par la terrasse.
Le procureur de la République a requis l’application de la loi. L’affaire a été mise en délibéré et la décision est attendue mardi prochain, complète L’Observateur.







