Trois personnes ont été arrêtées par le commissariat de Richard-Toll dans une affaire présumée de falsification d’actes d’état civil sénégalais. Il s'agit de A. Bah, un ressortissant guinéen de 24 ans, M. N. Diop, agent à l’état civil de la mairie de Mbane, et H. Ba, présenté comme le chef du village de Niary. Selon Libération, ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écritures publiques.
L’affaire a éclaté le 12 octobre, détaille la même source, lors du dépôt d’une demande de carte nationale d’identité. Un agent de police a alors constaté que l’extrait de naissance présenté par A. Bah, portant la signature et le cachet nominatif de l’officier d’état civil de la mairie de Mbane, était falsifié. Interrogé, le ressortissant guinéen a reconnu les faits et déclaré avoir obtenu le document par l’intermédiaire d’un tiers.
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Au cours de l’enquête, il a désigné H. Ba comme l’intermédiaire qui lui aurait procuré l’extrait moyennant 80 000 FCFA. Le chef de village conteste toutefois avoir perçu cette somme. Repris par le journal, il affirme avoir été sollicité par l’oncle du jeune homme, qui lui aurait remis 20 000 FCFA pour faciliter la démarche, après avoir assuré que son neveu et les parents de celui-ci étaient de nationalité sénégalaise. H. Ba soutient ensuite avoir transmis la demande à M. N. Diop, contre 11 000 FCFA destinés, selon ses explications, aux frais liés aux documents administratifs.
Interrogé à son tour, l’agent municipal a reconnu avoir établi un acte fictif en attribuant un numéro qui ne figurait pas dans le registre de l’état civil. Il aurait ensuite glissé le faux extrait parmi les documents soumis à la signature de l’officier d’état civil, qui l’a signé à son insu. Diop a juré que l’officier n’était pas impliqué dans la falsification.








