Depuis le blocus du corridor Dakar-Bamako, imposé par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), les routiers qui l’empruntent vivent un véritable calvaire. Dans des propos repris par L’Observateur, le président de l’Union des routiers du Sénégal (URS), Daouda Lô, informe que pas moins de onze camions ont été incendiés et des dizaines d’autres bloqués le long de cet axe.
Des Sénégalais figurent parmi les victimes. Mais Daouda Lô s’empresse de préciser que ses compatriotes ne transportent pas du carburant, une activité que le JNIM ne tolère pas, déterminé à asphyxier économiquement le Mali et à ralentir les échanges dans la sous-région. «Ce trafic est entièrement géré par les Maliens eux-mêmes», jure le président de l’URS.
Face à cette situation, que font les autorités sénégalaises pour une sortie de crise ? Daouda Lô suggère que Dakar est impuissant. «Si c’était l’État malien qui avait bloqué nos camions, notre ambassadeur ou notre gouvernement pourrait dialoguer avec Bamako. Mais là , l’État malien avec qui nous devons parler est lui-même plus inquiet et dépassé que nous ; et un État ne peut parler qu’à un autre État, pas à des assaillants», justifie l’interlocuteur de L’Observateur.








