Alors que les spéculations sur de possibles tensions au sommet de l’État alimentent le débat public, Me Doudou Ndoye appelle à relativiser. Invité de l’émission Le Jury du Dimanche sur iRadio, l’avocat estime que les différences entre le chef de l’État et son Premier ministre relèvent du fonctionnement normal de la vie politique.
Face aux commentaires évoquant des divergences entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, Me Doudou Ndoye se veut catégorique : il n’y a rien d’anormal à ce que deux dirigeants affichent des sensibilités différentes. « Ce ne sont pas des bouts de bois. Ce sont des êtres humains », a-t-il martelé. Pour lui, chaque responsable politique porte une vision, une philosophie et une lecture propre des événements. Chercher une uniformité absolue serait, selon lui, contraire à la nature même de l’action publique.
Pour appuyer son propos, l’avocat a convoqué l’histoire politique française, notamment la relation tumultueuse entre François Mitterrand et Michel Rocard. Il a également rappelé la célèbre réplique de Laurent Fabius : « Lui c’est lui, moi c’est moi ». Une manière d’illustrer que la coexistence de lignes différentes au sommet de l’État n’est ni nouvelle, ni forcément dangereuse.
Au-delà des contrastes de style, Me Doudou Ndoye insiste sur l’essentiel : la convergence vers l'intérêt général. « Ce sont les points communs qu’il faut chercher pour avoir la paix, et non les divergences », conseille-t-il, invitant à dépasser les lectures alarmistes pour se concentrer sur l’action gouvernementale.
L’avocat a également rappelé que les alliances politiques ne sont jamais figées, citant les trajectoires de Léopold Sédar Senghor et d'Abdou Diouf pour démontrer que les séparations font partie intégrante de l'histoire. Cependant, il précise que tant que les acteurs respectent la Constitution et l’éthique, ces différences ne constituent pas une menace pour la nation.
« Que chacun défende sa vision dans le cadre des institutions. Que chacun défende sa nation, en fonction de ce que permettent la Constitution et la morale », a conclu l’invité du dimanche.








