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Inondations à Kounoune : Le calvaire reprend dès la première pluie


Rédigé le Jeudi 16 Juillet 2026 à 14:55 | Lu 59 fois | 0 commentaire(s)




Il aura suffi d'une seule et unique averse pour replonger les habitants de Kounoune dans le désarroi. Vingt-quatre heures seulement après les premières précipitations significatives enregistrées hier, la route reliant la Marine Française à Kounoune s'est transformée en un véritable marécage. Cet axe routier névralgique, emprunté quotidiennement par des milliers d'usagers, est désormais submergé par les eaux stagnantes et une boue épaisse, rendant la circulation automobile et piétonne extrêmement laborieuse, voire dangereuse.

Face à cette situation qui se répète inlassablement à chaque début d'hivernage, le sentiment d'abandon prédomine au sein de la population locale, qui fustige l'inertie des autorités étatiques malgré les multiples promesses d'aménagement.

La frustration et le dépit se lisent sur tous les visages. Les résidents, las d'interpeller l'État sans obtenir de réponse concrète, expriment ouvertement leur ras-le-bol. Moussa, chauffeur de taxi clandestin (clando) sur l'axe Kounoune : « C’est reparti pour un calvaire de plusieurs mois ! Dès que le ciel se gâte, nous avons la peur au ventre. Cette route de la Marine Française est notre seul gagne-pain, mais regardez son état aujourd'hui. On abîme nos véhicules, on perd des clients et on risque l'accident à chaque mètre. L’année dernière, on nous avait juré que des travaux de canalisation définitifs allaient être menés avant l'hivernage. Aujourd'hui, nous constatons que rien n’a bougé. Nous sommes fatigués de ces fausses promesses. »

Même son de cloche Mariama, habitante du quartier depuis huit ans : « Nous nous sentons complètement oubliés par l’État. À chaque campagne électorale, les politiciens défilent ici pour nous promettre des routes goudronnées et des systèmes d'évacuation des eaux. Mais une fois installés dans leurs bureaux, nous n'existons plus. Hier, pour la première pluie, j'ai dû porter des bottes et porter mes enfants sur le dos pour traverser la chaussée. C'est indigne de vivre ainsi aux portes de Dakar en 2026. Sommes-nous des citoyens de seconde zone ? »



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