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IL Y A 20 ANS, LES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE 2001 : UN « PEARL HARBOUR » SUR LE TERRITOIRE AMERICAIN


Rédigé le Samedi 11 Septembre 2021 à 21:43 | Lu 201 fois | 1 commentaire(s)



Il y’ a 20 ans, en juillet 2001, après ma première année d’étude à Paris 1, je décide d’aller aux Etats-Unis pour au moins trois mois. Ce voyage avait un double objectif, d’une part rendre visite à mes sœurs qui y vivent et d’autre part, y parfaire mon anglais entre New York et Baltimore, dans le Maryland. Ironie du sort, c’était au cours de ce séjour mémorable, que je fus témoin oculaire, malgré moi, des attaques terroristes le 11 Septembre 2001. Ces attaques avaient pour cibles les trois symboles les plus édifiants de la puissance américaine : la finance (à travers les Twin Towers), le pouvoir militaire (à travers le Pentagone) et politique (la Maison Blanche ou le Capitole, miraculeusement épargnés grâce à l’acte héroïque des passagers du vol 93 d'United Airlines). Ces attentats, qui ont pris au dépourvu la première puissance mondiale et le « gendarme » du monde, ont fait près de 3000 morts, soit plus que le Pearl Harbour avec ses 2403 morts, et des milliers de blessés. Les Etats-Unis ont été ainsi frappés au cœur. Leur capitale attaquée et leur défense mise en déroute. Au-delà du drame, le 11 septembre 2001 a fait basculer le monde dans une nouvelle géopolitique et particulièrement les Etats-Unis, dans un nouvel « ordre » international en matière de lutte contre le terrorisme.


LES MOYENS UTILISES ET LE TIMING POUR UN RETENTISSEMENT MAXIMAL
Ce mardi 11 septembre 2001 est devenue l'une des journées les plus sombres de l'histoire des Etats-Unis et les ont engagés dans une guerre sans merci contre un ennemi dont on peine à définir son identité réelle : le terrorisme. Dix-neuf (19) jihadistes, affiliés à Al-Qaïda, armés de cutters et autres petites armes blanches, embarquent, quasi simultanément, dans quatre avions de lignes depuis les aéroports de Washington-Dulles, Boston et Newark. Leur objectif : détruire les trois symboles de la toute puissance américaine : la finance (les Twin Towers), le pouvoir militaire (le Pentagone) et politique (la Maison Blanche). Le timing n’est pas choisi par hasard par les terroristes. En effet, les attaques se déroulent au moment où l’Amérique se lève et où l’Europe n’est pas encore couchée et en deux séquences (c’est à 8h 46 du matin que le premier avion percute la tour nord du World Trade Center et moins de 20 minutes plus tard le second avion se scratche sur la tour sud). Cette stratégie élaborée par les terroristes a permis la retransmission de la suite des attaques en mondovision leur donnant ainsi un retentissement planétaire. En outre, aux Etats-Unis, le 11 septembre s’écrit 9/11 qui est le numéro d’appel d’urgence du pays (911). Tout est symbolique.
LE SENTIMENT ANTIMUSULMAN ET ANTI ARABIE SAOUDITE AU SEIN DE LA SOCIETE AMERICAINE ET LES PREMIERES MESURES PRISES APRES LES ATTAQUES POUR LUTTER CONTRE LE TERRORISME
J’ai été témoin, dès les premiers jours des événements du 11 Septembre, d’une une vague d’arrestations de personnes surtout d’origine arabe ou indo-pakistanaise ou en provenance d’Etats musulmans. Parmi ces derniers figurent des ressortissants de certains pays africains. Le FBI effectuait quotidiennement des descentes dans les restaurants ou commerces détenus par des immigrés musulmans. Des centaines d’immigrées d’africains, pour beaucoup en situation irrégulière (à l’échelle fédérale), travaillant pour ces enseignes furent arrêtés et pour certains expulsés. J’ai assisté, impuissant, à Baltimore, dans le Maryland, à une violente agression physique d’un Sikh par un groupe d’individus qui l’avaient pris pour un musulman à cause de son turban.

En outre, les Américains ont été stupéfaits d’apprendre que la majorité des terroristes étaient des ressortissants de l’Arabie Saoudite. En effet, l’enquête a démontré que 15 des 19 « hijacker » étaient de nationalité saoudienne. Or depuis les années 1930, les Américains considèrent l’Arabie Saoudite comme un allié stratégique, un partenaire voire une amie. Dès lors, une vague de sentiment anti-Arabie Saoudite s’empare des Etats-Unis. Au sein de l’opinion américaine et dans la grande partie de la presse, le pays est dépeint comme un ennemi des Etats-Unis et un financier du terrorisme.
Le traumatisme des images des avions percutants les tours jumelles, le Pentagone et le nombre très important des victimes ont poussé l’administration du président Bush à prendre des mesures inédites contre le terrorisme. Parmi ces mesures figure d’abord « US Patriot Act », une loi d’exception, mise en place moins de deux mois après les attentats du 11 septembre. Cette loi adoptée quasi unanimement par le Congrès américain visait à améliorer l’efficacité de la lutte contre les actes terroristes.

Le « Patriot Act », considéré par une partie de l’opinion américaine comme une loi liberticide, a permis : d’emprisonner des individus soupçonnés de commettre des actes terroristes sans inculpation, la création de passeports biométriques… Mais le symbole le plus fort reste la détention de suspects dans la base militaire de Guantanamo en dehors des principes du Droit international. Par ailleurs, le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte, dans foulée des attentats, la Résolution 1373 stipulant que les « États Membres devaient veiller à ce que toutes les personnes qui participent au financement, à l’organisation, à la préparation ou à la perpétration d’actes de terrorisme ou qui y apportent un appui soient traduites en justice ».

Il y a eu ensuite le « Terrorist Screeming Center », agence fédérale mise en place en 2003 pour, entre autres, identifier et stocker des données relatives aux personnes susceptibles de commettre un acte terroriste. Plus de 200.000 fonctionnaires et des dizaines de milliards de dollars sont mobilisés dans la lutte et la prévention contre le terrorisme.
Les attentats du 11 septembre aux États-Unis ont causé un choc géopolitique majeur et inédit poussant ainsi les autres puissances à s’interroger sur leur propre capacité à faire face ou empêcher des attaques similaires.

UNE GUERRE SUR DEUX FRONTS : EN AFGHANISTAN ET EN IRAK

Ces attentats qui frappent l’Amérique au cœur furent planifiés et revendiqués depuis l’Afghanistan par Oussama Ben Laden. Les Etats-Unis ne tardent pas à apporter la riposte. Ils interviennent militairement en Afghanistan dans le but d’éliminer Ben Laden, tête pensante des attentats, et anéantir les Talibans. Moins de deux ans après, en mars 2003, le président américain George W. Bush déclare la guerre à l'Irak sans le "feu vert" du Conseil de Sécurité de l'ONU et malgré l'hostilité de la France (Discours de Dominique de Villepin à l’ONU), de la Russie et de la Chine, une guerre dite « préventive » contre le pouvoir irakien de Saddam Hussein. Ce dernier est accusé de détenir des armes de destruction massive et d’entretenir des liens étroits avec le terrorisme international. Or une guerre sur deux fronts a de fortes chances de déboucher sur un échec voire une débâcle. En février 2003, Colin Powell, alors secrétaire d'État, peine à convaincre le Conseil de sécurité des Nations-Unies de la « légitimité » d'une intervention militaire en appuyant son récit par des photos satellitaires, et un petit flacon supposé contenir de l'anthrax. Or il a été démontré qu’il n'y avait aucun lien entre l'Irak et Al-Qaida et que le pays ne possédait pas non plus d’armes de destruction massive. Plus tard, le général Powell qualifiera lui-même cet épisode comme une « tache » dans sa carrière. La chute de Saddam installera par la suite un chaos dans le pays qui va devenir très vite une base arrière des groupes terroristes.
Vingt ans après, en Afghanistan, avec le retrait des troupes américaines, les Talibans effectuent leur retour au pouvoir. L’intervention américaine en Afghanistan a couté très cher. Le coût financier et les pertes en vies humaines sont importants. De 2001 à 2021 les Etats-Unis ont dépensé plus de 1000 milliards de dollars en Afghanistan et perdu 2500 soldats.

Dr Seydou KANTE
Témoin du 11 septembre 2001
Fondateur de l’Institut Africain de géopolitique et de géostratégie et du 1er site d’analyse géopolitique en Afrique francophone : www.geopolitico.com

https://www.facebook.com/geopoliticoInfo



1.Posté par FrancescaArcher le 12/09/2021 03:44
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