Le projet de loi annoncé par Ousmane Sonko sur l’homosexualité fait réagir hors de nos frontières. Au Luxembourg, le ministre des Affaires étrangères, qui fut premier ministre du pays, s’est dit préoccupé par le projet de texte du premier ministre sénégalais.
«Apprendre que la semaine prochaine, le Sénégal veut légiférer en considérant l’homosexualité ou la bisexualité comme des actes punissables de même nature que la zoophilie ou la nécrophilie est profondément préoccupant», a-t-il déclaré. Pour lui, cela démontre que nombreux sont ceux qui ne comprennent pas que l’attirance pour une personne du même sexe n’est pas un choix, mais une réalité de la nature. «En revanche, ne pas l’accepter est un choix», dit-il.
En effet, ce n’est pas la première fois que M. Bettel s’attaque aux choix du Sénégal sur la question de l’homosexualité. En 2024, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, il avait chargé le Président Diomaye Faye aussi sur la question. Mais, la réplique de ce dernier fut très claire.
«J'ai eu, cette semaine, une réunion avec un chef d'État africain avec lequel je voulais travailler. Et je lui ai parlé de trois conditions. Et ce chef d'État m'a répondu, concernant les minorités sexuelles, que si sa population trouvait que l'homosexualité était un crime, il allait le criminaliser. Être chef d'État, ce n'est pas faire toujours ce que la majorité veut, mais c'est aussi défendre les minorités dans un pays», dit-il.








