Un an après, je tire un bilan plutôt satisfaisant de cette année d'engagement partisan car je considère avoir toujours été en politique par mes réflexions, productions et actions, avec comme seule boussole le souci du Sénégal. Le militantisme politique exige beaucoup de sacrifices, d'efforts et une véritable capacité de privation, notamment dans un moment où la brutalité gouverne l'espace public. L'APR a été un choix évident, parce qu'il y a le Président Macky Sall, un ami et un grand-frère d'abord avant d'être un mentor politique, mais aussi parce que le parti porte dans son ADN la défense de la République, la dévulnérabilisation des précaires, des exclus et des opprimés, et la préservation de la crédibilité du Sénégal sur l'échiquier africain et mondial. En un an, je me suis pleinement prêté au jeu du débat politique, notamment sur des sujets qui me sont chers : l'économie, la puissance publique et les questions internationales, avec toujours une volonté de contribuer à l'élévation de la conversation publique, à lui conférer une grande dignité et une certaine hauteur.
“Mon chantier actuel est la formulation d’un programme alternatif, moderne et radical’
Notre génération ne doit jamais oublier qu'elle est héritière d'un legs qu'il faut préserver face à la clochardisation des institutions, à la banalisation de l'outrance et au fantasme de la guerre civile qu'incarnent les populistes. Je suis heureux et fier de cheminer avec le Président Sall, pour qui j'ai estime et considération. J'apprends beaucoup de lui, tant sur la maîtrise des dossiers techniques qu’en matière d’ardeur militante, afin de construire une identité politique propre et une stature d’homme d’État. Mon chantier actuel est la formulation d’un programme alternatif, moderne et radical. Notre ambition est de proposer aux Sénégalais une offre républicaine qui allie rigueur sur les sujets régaliens, sérieux économique et volontarisme social.
“Mon mantra, en décidant d'entrer en politique, était le suivant : être au cœur de la mêlée et en surplomb. Je pense m'y tenir encore”
Un an après avoir franchi le rubicon, loin du confort de l'observateur engagé, vous est-il arrivé, face aux réalités et aux compromis du terrain, de regretter d'être entré en politique ?
La politique est un espace de confrontation des idées mais aussi d’expression permanente du rapport de forces en vue de devenir majoritaire. C’est le lieu d’une bataille culturelle permanente qui exige rectitude morale, exemplarité, culte de l'État et attachement à la sacralité de la patrie républicaine. Elle requiert donc une tenue et une exigence. Mais c'est aussi une pratique dans laquelle la violence côtoie le sublime. J'ai moins de temps à consacrer à la lecture et l’écriture, qui sont, comme vous le savez, mes premières passions, mais j'apprécie les rencontres avec les Sénégalais, les visites de terrain, les réunions publiques où la ferveur militante tient lieu de chaleur humaine. Depuis un an, je parcours le pays pour écouter notre peuple et m'imprégner de chacune de ses aspirations en vue de produire du Bien. J'ai accepté de fermer le cycle de ma retraite intellectuelle pour m'engager dans l'observation et l'analyse des dynamiques sociales au plus près des gens afin de propulser un imaginaire de transformation de la société. Il y a un certain panache dans l'engagement sur le terrain, afin de confronter nos vues dans le cadre de la conflictualité politique. Même si je confesse qu’il faut faire désormais avec le spectacle hideux des réseaux sociaux, des injures et des anathèmes, je préfère garder le cap vers un chemin d'espérance et me considérer comme un moine-soldat soucieux de contribuer à bâtir un parti puissant et organisé, qui incarne l'espoir face à l'échec du régime actuel. Mon mantra, en décidant d'entrer en politique, était le suivant : être au cœur de la mêlée et en surplomb. Je pense m'y tenir encore.
Une critique revient aujourd'hui avec insistance au sein de l'opinion publique : celle d'une classe politique sénégalaise qui n'a jamais été aussi médiocre, toutes tendances confondues. En tant qu'intellectuel et désormais homme du sérail politique, partagez-vous cette analyse d'un affaissement général du niveau du débat ?
Ce jugement est aussi implacable qu'indéniable. Il suffit de voir les curieux personnages qui nous gouvernent refléter dans leur façon de parler et d'agir leur vulgarité et leur grossièreté. Des responsables publics à qui sont dévolues des charges lourdes élisent domicile sur les réseaux sociaux pour insulter à tout va ; les mêmes désacralisent la fonction présidentielle, diabolisent et menacent les membres de l'opposition, soumettent notre pays aux marchés financiers et aux moqueries de l'étranger : tout s'effondre. Sur un autre plan, le spectacle de reniement, de calculs d'épicier et de trahisons, comme c'est le cas à l'APR avec la désertion de nombreux responsables qui ont bénéficié durant douze ans de la confiance du Président Sall, dévitalise la politique, fabrique du ressentiment et pousse les citoyens dans les bras des populistes, qui prospèrent sur l'effondrement des partis de gouvernement.
Cela dit, je ne suis en rien prisonnier de la fatalité. Fidèle à cette belle maxime de Faulkner, je ne me résous pas à accepter la fin de l'homme. Et c'est parce que je suis convaincu que notre pays porte en lui les germes du sursaut collectif, d'une régénérescence républicaine, que je me bats, que je suis engagé en politique.
“Nous avons confié notre pays à des gens sans expérience de l'État, sans vision, issus d'une culture insurrectionnelle dont le bilan est catastrophique pour le Sénégal”
Lors de votre adhésion, vous parliez de mener une « contre-insurrection républicaine ». Aujourd’hui, sur le terrain, avez-vous le sentiment que l’APR a réussi à remobiliser l’électorat qu'elle a perdu lors des dernières élections ?
Cette expression m'avait valu beaucoup de questions, notamment de la part de gens qui trouvaient la pente vertigineuse et le chemin long et périlleux. Un an après, beaucoup nous ont rejoints dans cet appel à une contre-insurrection républicaine pour retisser les fils de la Nation et rebâtir un projet politique robuste et une doctrine économique crédible sur les ruines que le régime laissera dans quelques années. L'APR a subi des départs ; des élus et cadres ont préféré la lâcheté de la cachette au lieu de venir défendre notre bilan. Les péripéties de la campagne présidentielle de 2024 ont divisé le parti et désorienté de nombreux militants. Deux ans après la perte du pouvoir, notre parti, vaisseau amiral de l'opposition, est redevenu attractif. Nous accueillons au quotidien des cadres, des jeunes, des femmes, et surtout des gens qui n'ont jamais été engagés en politique qui viennent apporter leur énergie et leur regard neuf. Tous me disent la même chose : nous avons été séduits par les réalisations du Président Macky Sall et nous sommes inquiets du sabordage de son legs par le Pastef, dont les seuls objectifs demeurent la satisfaction de l'ambition d'un homme à l'ego boursouflé et la promotion du désordre au sommet de l'État. Face à la bordellisation des institutions, l’APR se veut un parti-creuset et la maison commune des démocrates et des républicains soucieux du Sénégal et désireux de défricher de nouvelles terres d'espérance.
L'actualité récente a été marquée par le limogeage d'Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre par le Président Bassirou Diomaye Faye. Quelle est votre lecture de ce limogeage ?
La séparation, après deux années de confusion et de désordre au sommet de l'État, était inéluctable. Sans verser dans la psychologie de comptoir, je trouve qu'Ousmane Sonko est un curieux personnage : en plus d'être incompétent, il est bavard et encombrant. Le président de la République ne me semble pas être plus doué techniquement que son ancien mentor. Nous avons donc confié notre pays à des gens sans expérience de l'État, sans vision, issus d'une culture insurrectionnelle dont le bilan est catastrophique pour le Sénégal. Après deux années ponctuées par un échec dans tous les domaines, et face à l'incapacité d'unir le pays dans un projet fédérateur, ils se séparent sur fond de divergences autour de la candidature à la prochaine présidentielle. Face à la dette, au déficit de 5 200 milliards en deux ans, aux milliers d'emplois détruits, aux crises dans les universités, aux difficultés du monde rural et à l’instrumentalisation de la justice, la seule urgence pour eux relève de petites querelles politiciennes. J'imagine la déception de leurs électeurs, surtout la jeunesse auprès de qui ils avaient réveillé un immense espoir, qui a désormais fondu comme neige au soleil.
Vous qui étiez particulièrement critique envers le projet de PASTEF, vous attendiez-vous à ce que la rupture apparente entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko intervienne si tôt, à peine deux ans après leur accession au pouvoir ?
Ce que je mesurais avant et qui se confirme, c'est leur incompétence en matière de gestion de l'État, leur impréparation et leur immaturité politique. Le Pastef n'a pas une culture de gouvernement ; c'est un parti aux relents fascisants dont l'ADN est la violence qui consume, divise et compromet toute ambition de développement. L'immaturité politique et le refus de se conformer à nos institutions - avec un président, clé de voûte de celles-ci - conduisent le pays à l'inertie et à une séparation porteuse de germes de violence et de règlements de comptes. Ils s’accusent mutuellement de trahison, alors qu’ils ont trahi le peuple sénégalais. Dans les prochaines semaines, chaque camp déroule ses éléments de langage, mais le seul valable est le suivant : des fonctionnaires marginaux dans l'Administration ont reçu le pouvoir et ne savaient guère par où commencer, car ils n'ont jamais sacralisé la culture de l'effort et le culte du travail dans le silence.
“Le Pastef a tué la capacité de production du pays, déstabilisé le secteur privé, ruiné la signature du Sénégal sur la scène internationale en deux ans”
Avec le retour de Sonko dans l’opposition et un pouvoir exécutif désormais fracturé, on ressent une tension latente qui fait craindre un retour des années 2021-2023. Craignez-vous une nouvelle explosion sociale ou politique au Sénégal ?
Je crains une explosion de violence, car ce qui caractérise Ousmane Sonko, c'est son absence de limites et sa nature d'homme sans surmoi. Seule une force résolue arrêtera son obsession maladive du pouvoir. En face, son ancien collaborateur n'a pas l'expérience politique, ni le vécu, encore moins la consistance intellectuelle d'un grand homme d'État, en plus d'avoir une légitimité politique proche du néant. L'autre germe de tensions sociales relève de l'économie. Les Sénégalais vivent le martyre du fait d'une conjoncture douloureuse accentuée par un contexte international complexe et par l'incompétence des dirigeants. Le Pastef a tué la capacité de production du pays, déstabilisé le secteur privé, ruiné la signature du Sénégal sur la scène internationale en deux ans. Le mensonge sur la « dette cachée », le freinage de la croissance et l'endettement massif sans investissement tuent l'économie nationale. Pire, parce qu'ils n'ont aucune imagination ni aucun ressort doctrinal sérieux, ils considèrent la taxation comme seul outil de l'économie, d'où la pressurisation mortifère des ménages et des entreprises.
"Le nouvel attelage procède d'une rupture personnelle et politicienne avec l'ancien mentor, et non d'un véritable changement de cap"
Le Président a nommé Ahmadou Al Aminou Lo à la Primature. Quelle est votre lecture sur la composition de ce nouveau gouvernement ?
C'est un gouvernement de continuité sur le chemin qui mène notre pays à la banqueroute financière et à la ruine morale. Les mégaphones de la prétendue « dette cachée », ceux à qui l'on doit 16 000 milliards de dette et 5 200 milliards de déficit en deux ans, ont été promus et renforcés. La moitié des ministres figuraient déjà dans le gouvernement précédent, et l'Exécutif, désormais à une seule tête, continue de dérouler une feuille de route dont je peine à discerner la ligne directrice, tant elle en est dépourvue. Le nouvel attelage procède d'une rupture personnelle et politicienne avec l'ancien mentor, et non d'un véritable changement de cap. Vous connaissez sûrement la célèbre formule du beau roman de Lampedusa, Le Guépard : tout change pour que rien ne change.
Dans cette nouvelle équipe, on note le retour de Mouhamadou Makhtar Cissé au ministère de l'Intérieur, une figure qui a été très proche du Président Macky Sall. Cette nomination est-elle de nature à vous rassurer ?
J'ai respect et considération pour Mouhamadou Makhtar Cissé. Je dois seulement dire à la lecture de certains commentaires que je ne crois pas au mythe du technocrate au-dessus des appareils. Le gouvernement est par essence politique. Par conséquent, Makhtar Cissé exécutera la vision politique du Pastef. Je lui souhaite bonne chance dans sa mission.
Il y a un an, vous dénonciez vigoureusement les accusations de « maquillage des comptes publics » portées par le régime PASTEF contre l'ancienne gestion de l'APR. Avec le recul et l’évolution des audits, maintenez-vous qu’il s’agissait d’une « accusation grotesque » ?
J'emprunte à l'ancien Premier ministre Idrissa Seck son image : jusqu'à l'extinction du soleil, jamais ils ne prouveront cette grotesque accusation de dette cachée. Il s'agissait pour eux d'une fabrication grossière pour ruiner le crédit du régime précédent à la veille des Législatives. Nous avons répondu dans les faits, produit un contre-rapport déposé auprès de la directrice générale du FMI, et les avons conviés à un débat public pour confronter nos chiffres. Ils n'ont jamais donné suite à notre invitation. Et, comme le karma peut être savoureux : c'est le régime Pastef qui a été pris en flagrant délit de dissimulation de dette, grâce aux révélations du Financial Times sur un total return swap de 650 millions d'euros contracté à l'insu des Sénégalais, au nom desquels on s'endette.
En rejoignant l'APR, vous affirmiez haut et fort votre fierté de marcher aux côtés de Macky Sall, que vous considériez comme l'homme de la situation pour redresser le Sénégal. Aujourd'hui, sa candidature au poste de Secrétaire général de l'ONU ne change-t-elle pas quelque peu vos plans et la trajectoire de votre engagement ?
Le Président Macky Sall dirige l'APR, fixe les grandes orientations politiques et nous laisse une grande capacité d'action sur le terrain. C'est un homme d'État expérimenté, doté d'une grande finesse d'esprit. Après douze ans de gouvernance, il a préféré prendre du champ pour, à partir de Marrakech, dérouler un agenda international. C'est dans ce cadre qu'il est candidat au poste de Secrétaire général de l'ONU, et nous lui souhaitons plein succès, car il a l'épaisseur, le talent et la vision d'une gouvernance mondiale réformée pour relever les défis dans un environnement mondial complexe et crisogène. Le parti, lui, se déploie sur le terrain grâce à la densité de son réseau militant. Nous installons nos secrétariats dans les départements avant de passer aux communes, et poursuivons le travail de massification et de rénovation du logiciel doctrinal. Chaque chose en son temps. À l'issue de la course au secrétariat général, le parti se déterminera. Mais je puis vous garantir que nous sommes déterminés et engagés pour la reconquête du pouvoir, afin de changer la vie des Sénégalais.
Si l'élection de Macky Sall à la tête de l'ONU se concrétise, l’APR se retrouvera orpheline de sa figure morale. Qui dispose aujourd'hui de la légitimité nécessaire pour devenir l’homme — ou la femme — providentiel(le) capable de maintenir l’unité du parti ?
Nous travaillons actuellement sur trois axes de déclinaison de la stratégie de la Reconquête : la massification, avec des succès conséquents en termes d'attraction de nouveaux personnels politiques et techniques ; le renforcement de l'unité du parti pour former un bloc solide et homogène face aux agressions du régime ; et l'élaboration d'une offre alternative à présenter aux Sénégalais en deux temps. Avant d'évoquer un nom, nous voulons proposer aux Sénégalais une offre politique ambitieuse, moderne, crédible et inclusive. Une élection est la compétition des réponses aux préoccupations de nos concitoyens. La politique se meurt dans les petites querelles de personnes ; nous voulons mener une grande bataille et convaincre que l'APR a mûri dans l'opposition et qu'elle reste un parti crédible, ouvert aux élites, mais populaire et ancré dans les territoires. L'avant-projet sera disponible avant la fin de l’année pour les élections intermédiaires et le programme définitif d'ici 2027. Nous voulons travailler avec rigueur, organisation et méthode, pour remplacer la question du « Qui » par celle du « Quoi ».
“Le Sénégal a le droit de défendre un modèle culturel relevant d'un consensus national”
Le Sénégal a récemment essuyé de vives critiques à l’international, notamment de la part de partenaires occidentaux mais aussi d’intellectuels africains, concernant sa législation et ses positions fermes sur l'homosexualité. Comment conciliez-vous la défense des droits humains et la souveraineté culturelle du pays sur ce sujet ?
J'ai suivi le débat sur ce qui relève de ce que les sociologues appellent un « fait social total ». Je me suis déjà exprimé sur le sujet et j'ai fait l'objet de calomnies et de médisances de la part des officines mensongères du Pastef. Mais je répète que, dans ma conception de la vie en société, la violence n'y a pas droit : des gens ne peuvent pas violenter, tuer ou exhumer le corps d’un autre citoyen sur la base de suspicions relatives à sa vie privée, en faisant fi de la justice, qui a seule le pouvoir de prononcer des sentences régies par le Code pénal. En revanche, notre souveraineté nationale est non négociable, car elle est le résultat de luttes âpres pour bâtir une Nation qui, contrairement à certaines interprétations fumeuses, ne relève pas d'une conception ethnique mais civico-politique. Le Sénégal, de ce point de vue, a le droit de défendre un modèle culturel relevant d'un consensus national. Les pays occidentaux doivent cesser de vouloir imposer aux nations du Sud un modèle ou des modes de vie. Le prétexte d'un universalisme qui relève en réalité d'un particularisme occidental ne tient guère. Aucune culture n'est supérieure à une autre. Le monde s'enrichit du dialogue des cultures et des civilisations, afin de bâtir ce que notre plus grand philosophe, Souleymane Bachir Diagne, appelle un « universalisme latéral ».
Vous regrettiez l’année dernière un « effacement progressif » du Sénégal sur la scène internationale. Pensez-vous que les derniers réalignements politiques au sommet de l'État peuvent redorer le blason de la diplomatie sénégalaise, ou le mal est-il plus profond ?
Je n'ai guère d'espoir dans un futur proche, car l'espace symbolique de définition de la politique étrangère me semble compromis. Malgré la bonne volonté et le talent du ministre Cheikh Niang, la diplomatie sénégalaise subit les contrecoups d'une gouvernance au sommet illisible, incohérente et peu ambitieuse. Notre empreinte internationale s'est effacée à cause d'amateurs qui ont insulté tous nos partenaires stratégiques durant leur temps dans l'opposition, au nom d'un panafricanisme à la remorque des pays de l'AES. Au pouvoir, la gestion des alliances avec les pays de notre cercle concentrique, en l’occurrence le Maroc, la France, les États-Unis, relève de choix dangereux pour nos intérêts nationaux. Tenez : la crise dite de la « finale de CAN » a été gérée avec tant d'amateurisme que nos supporters sont restés emprisonnés des mois durant, alors qu'avec un gouvernement sérieux à Dakar, ils n'auraient pas dépassé le stade de la garde à vue. Le populisme, c'est le bruit, la fureur et le fracas, mais aucune avancée concrète pour les citoyens.








