L’affaire du féminicide de Grigny (Essonne, France) connaît un nouveau rebondissement judiciaire à l'approche de son dénouement. Accusé d’avoir tué par balles sa compagne en juillet 2023, Yacine A. a vu sa demande de remise en liberté rejetée, lundi 5 octobre, par la chambre de l’instruction de Paris. Cet homme de 47 ans sera jugé du 2 au 4 novembre devant la cour d’assises de l’Essonne pour « meurtre sur conjoint ».
Les faits s’étaient déroulés au cours d'une dispute dans le quartier de La Grande Borne, à Grigny, dans un logement situé au-dessus d’une boucherie (place du Damier). La victime, Armale Aïvohozin (dite « Déo »), âgée de 44 ans et d’origine béninoise, était mère de famille et exerçait comme accompagnante d'élèves en situation de handicap (AESH)
Son corps sans vie avait été découvert dissimulé dans un congélateur après l'alerte donnée par son propre fils. L'autopsie a révélé qu'elle avait été mortellement touchée par deux projectiles d'arme à feu, l’un à la tête et l’autre au thorax
Un suspect de 47 ans qui plaide la thèse accidentell
Le principal mis en cause, Yacine A., résidait à cette même adresse au moment du drame. Lors de son interpellation par les forces de l'ordre le vendredi 21 juillet 2023, cet homme de 47 ans était en possession d’une arme de poing. Il présentait également des griffures visibles au visage et des taches de sang sur les jambes
Mis en examen pour meurtre par concubin, il continue malgré ces éléments matériels de contester l'intention homicide, plaidant la thèse d'un tir « par accident »
Trois accusés dans le box de la cour d'assise
L'enquête a également mis en lumière l'implication de proches de l'accusé dans la tentative de dissimulation du crime. Lors du procès qui s'ouvrira en novembre, deux autres suspects comparaîtront aux côtés de Yacine A. : son propre fils et un ami. Ils devront répondre des chefs de « recel de cadavre », « modification d'une scène de crime » et « atteinte à l'intégrité d'un cadavre ».s..e..







