L'angoisse secoue fortement, à présent, l'opinion dans la famille des aviculteurs du Sénégal regroupés au sein de l’Interprofession avicole du Sénégal (IPAS), qui alertent sur les risques économiques, sociaux et environnementaux liés à l’installation de grands producteurs avicoles étrangers dans les régions de Thiès et de Diourbel.
En conclave, ce week-end, à Thiès, les acteurs dudit secteur ont appelé à une meilleure prise en compte des enjeux de cette implantation pour la filière. Ils s'opposent fermement à l'implantation de grands investisseurs étrangers dans le secteur, notamment un projet de ferme industrielle d’un million de poules pondeuses.
Ces acteurs, dont les principales revendications et inquiétudes tournent autour de la souveraineté alimentaire, craignent que l'ouverture du marché aux multinationales étrangères ne détruise l'autonomie de la filière nationale.
Le secrétaire général de l'IPAS, Mamadou Ba, évoquant l'impact économique, avertit qu'un tel projet de grande envergure pourrait perturber le marché des œufs et menacer les emplois de milliers de producteurs locaux après vingt ans d'efforts.
Les aviculteurs du Sénégal redoutent une concurrence déloyale, qu'ils jugent déséquilibrée face à la puissance financière des groupes étrangers. L'interprofession, qui lance un appel aux autorités, prévoit des actions pacifiques pour demander au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et à son gouvernement, de limiter l'accès aux investissements étrangers dans cette filière stratégique.








