Dans un entretien exclusif accordé à France 24 et à RFI, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le président de la République a été interpellé sur l’éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale en cas de blocage institutionnel persistant.
« Nous ne sommes pas encore au 2 décembre », a d’emblée souligné Bassirou Diomaye précisant qu’il n’y a « aucune fixation concernant la dissolution de l’Assemblée nationale ou l’organisation d'élections à telle ou telle autre date ».
Toutefois, le chef de l’État soutient ne point exclure une prérogative [la dissolution] qui lui est conférée par la Constitution, précisant que « tout est question de nécessité ou de contexte ».
« Le moment venu, selon ce qu’on aura en face, on décidera. Mais la seule boussole c’est l’intérêt supérieur du peuple sénégalais et la fluidité dans la communication des institutions », soutient le président Diomaye, rappelant que « chaque institution (l’Exécutif comme le Législatif, NDLR) est appelée à être à la hauteur. Nous ne pensons pas qu’il puisse y avoir un blocage qui soit absolument insurmontable ».







