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Découvrez ces présidents africains qui ont modifié la constitution pour rester au pouvoir


Rédigé le Mardi 22 Octobre 2019 à 13:16 | Lu 72 fois | 0 commentaire(s)



Le président guinéen Alpha Conde est devenu le dernier chef d’État africain soupçonné de vouloir modifier la constitution de son pays la Guinée, pour une prorogation de son mandat légal, une initiative qui suscite des protestations dans le pays. Si Alpha Condé tente de briguer un troisième mandat en 2020, il s’inspirerait des autres présidents africains en exercice ayant modifiés ou enfreint la loi pour rester au pouvoir.
Voici comment certains dirigeants africains ont réussi à rester au pouvoir, ou tentent de le faire.


Alpha Condé-Guinée 

Le deuxième et dernier mandat de cinq ans du Président guinéen expire en 2020, mais le leader de 81 ans a refusé d’exclure la possibilité de se représenter. En septembre, il a demandé à son gouvernement d’examiner la possibilité de rédiger une nouvelle constitution, ce qui lui permettrait de se présenter à nouveau. Il a été élu pour la première fois en 2010. 

Pierre Nkurunziza-Burundi 

Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, a annoncé en 2015 qu’il se présenterait pour un troisième mandat, violant ainsi la Constitution qui fixe à deux la limite du nombre de mandats que peut exercer le président. Depuis sa réélection, des centaines de Burundais ont été tués dans des affrontements avec les forces de sécurité et un demi-million ont fui le pays. 

Paul Biya-Cameroun 

Paul Biya, 86 ans, le président le plus âgé en Afrique subsaharienne, est arrivé au pouvoir en 1982. En avril 2008, l’Assemblée nationale a adopté un projet de loi constitutionnel, supprimant la limite de deux mandats présidentiels.
 
 
Idriss Deby-Tchad 

Idriss Deby gouverne le Tchad depuis son arrivée au pouvoir lors d’un coup d’Etat en 1990. Un référendum de 2005 a supprimé la limite de deux mandats de la Constitution. Le Parlement a approuvé une nouvelle constitution en 2018, réimposant la limite de deux mandats, mais elle ne sera pas appliquée rétroactivement, ce qui signifie que le président pourrait servir deux mandats après les prochaines élections en 2021. 

Azali Assoumani-Comores 

Le président, un ancien officier militaire qui a pris le pouvoir pour la première fois lors d’un coup d’État en 1999, a remporté un référendum en 2018 pour prolonger la durée du mandat et mettre fin à un système de rotation du pouvoir entre les trois principales îles de l’archipel au large de la côte-est de l’Afrique. La modification de la constitution à la suite du référendum lui permet de se présenter pour deux autres mandats de cinq ans. 

Denis Sassou Nguesso-République du Congo 

La constitution de la République du Congo a été modifiée par référendum en 2015, levant les limites d’âge et de mandat qui auraient empêché Sassou Nguesso de se représenter pour les présidentielles. Il a remporté un nouveau mandat de cinq ans lors des élections de 2016. 
 
 
 
Ismail Omar Guelleh-Djibouti 

Les législateurs ont approuvé en 2010 un amendement constitutionnel qui a ouvert la voie à la candidature de Guelleh, au pouvoir depuis 1999, pour un troisième mandat. 

Alassane Ouattara-Côte d’Ivoire 

Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2010, a affirmé que l’adoption d’une nouvelle constitution en 2016 lui permet de se présenter pour un troisième mandat. Selon la nouvelle constitution, les deux premiers mandats ne comptent pas. Cependant, il n’a pas encore annoncé sa candidature pour la présidentielle de 2020. 

Paul Kagame-Rwanda 

En 2015, les Rwandais ont voté en faveur de la prorogation de la limite de deux mandats prévue par la Constitution. En vertu de ces changements, Kagame pourrait briguer un nouveau mandat de sept ans et deux mandats de cinq ans par la suite.
 
 
Faure Gnassingbe-Togo 

Le Togo a modifié sa constitution en 2019 pour proroger le mandat présidentiel à deux mandats de cinq ans, apparemment en réponse aux appels de l’opposition à la fin d’une dynastie politique qui a commencé lorsque le père de Gnassingbé a pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat en 1967. 

Cependant, la nouvelle constitution ne tient pas compte des trois mandats que Gnassingbe a déjà exercés depuis son arrivée au pouvoir en 2005, dont le dernier en date s’achève en 2020. Faure Gnassingbe pourrait donc rester au pouvoir jusqu’en 2030. 

Yoweri Museveni-Ouganda 

Yoweri Museveni dirige l’Ouganda depuis 1986. Une clause de limitation de mandat qui l’aurait empêché de se représenter a été supprimée de la Constitution en 2005. 

En 2017, les législateurs ont voté pour la suppression d’une limite constitutionnelle de l’âge des candidats à la présidence, ouvrant ainsi la voie à la réélection de Museveni, 75 ans, en 2021. 




Crédit photo : africanews


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