Dans le cadre de la mise en œuvre du plan de contenu local du mégaprojet minier et d'infrastructures de Simandou, la République de Guinée franchit une étape clé dans le transfert de compétences. Une cérémonie officielle s'est tenue à Morebaya pour saluer le départ de soixante (60) jeunes travailleurs guinéens.
Sélectionnés à travers la Simandou Academy, ils s'envolent pour la Chine afin de suivre une formation spécialisée dans la conduite de locomotives.
À leur retour, ces techniciens nationaux seront aux commandes des convois ferroviaires du Compagnie du Transguinéen (CTG), assurant la liaison sur le corridor à double voie de plus de 650 kilomètres reliant les gisements miniers régionaux au port en eau profonde de Moribaya.
Le contenu local articulé autour de trois piliers
S'exprimant au nom du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, le ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, a réaffirmé les orientations de l'État :
« Le contenu local n'est pas un slogan. Il tient en trois exigences : le travail, pour que les emplois créés reviennent en priorité aux Guinéens ; les opportunités d'affaires, pour que nos entreprises prennent toute leur part dans la chaîne de valeur ; et la formation, enfin, pour anticiper le transfert de compétences et de technologies. »
À travers la Simandou Academy, la Guinée entend dépasser le simple statut d'exportateur de matières premières brutes pour former la main-d'œuvre qualifiée chargée d'exploiter, de transporter et de transformer ses ressources naturelles, conformément aux orientations stratégiques de la vision « Simandou 2040 ».
Un corridor de développement multi-usages
Conçu initialement comme une voie d’évacuation minéralière, le projet de chemin de fer Transguinéen a été restructuré sous l’impulsion des autorités de la transition pour devenir un véritable corridor de développement socio-économique. Outre le transport du minerai de fer, l'infrastructure est destinée à assurer le transport de passagers ainsi que le fret commercial, désenclavant plusieurs régions de l'intérieur du pays et facilitant l'accès des productions locales aux marchés nationaux et internationaux.
Facteur d'intégration territoriale et symbole de souveraineté économique, ce projet ferroviaire illustre la volonté de l'État guinéen de confier la gestion opérationnelle de ses grandes infrastructures stratégiques à des cadres et techniciens nationaux.








