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Concurrence déloyale et afflux massif de sucre importé : La CSS, un fleuron menace de fermeture par l’anarchie des Dipa , 8000 emplois en jeu


Rédigé le Vendredi 9 Janvier 2026 à 15:50 | Lu 122 fois | 0 commentaire(s)



La Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) fait face à des difficultés récurrentes, notamment la concurrence du sucre importé, les aléas climatiques, des coûts d’intrants très élevés, des tensions dans la chaîne d’approvisionnement, la spéculation des commerçants et le défi de l’autosuffisance nationale, malgré les efforts pour moderniser et augmenter sa production face à une demande nationale croissante. L’État doit agir vite pour sauver ce fleuron de l’économie nationale qui emploie aujourd’hui plus de 8000 personnes, notamment en mettant de l’ordre dans la délivrance des Déclarations d’Importation de Produits Alimentaires (DIPA).


Depuis le mois de Juillet 2025, la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) n’a quasiment plus vendu de sucre. En effet, apprend Solo Quotidien, le marché est submergé par le sucre importé. Curieusement, la CSS, qui a démarré sa nouvelle campagne au début du mois de novembre dernier, dispose d’un stock de 70.000 tonnes. Une situation plus que paradoxale. En tout cas, selon de nombreux observateurs, la question du soutien de l’État à la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) et au groupe Mimran doit rester, en 2026, un sujet central de la souveraineté alimentaire au Sénégal, marqué par des enjeux de régulation du marché. 

Surtout que, pour la campagne 2025-2026, la CSS a annoncé un objectif de production de 140 000 tonnes de sucre. Un effort qui s’inscrit dans la volonté de l’entreprise d’assurer l’autosuffisance du pays, bien que des rumeurs de pénurie aient nécessité des clarifications sur la disponibilité des stocks début 2025. Mais, le principal levier d’aide attendu par le groupe Mimran concerne la régulation des importations via les Déclarations d’Importation de Produits Alimentaires (DIPA). 

En effet, la CSS demande régulièrement à l’État de limiter l’octroi de DIPA aux importateurs tiers tant que ses propres stocks ne sont pas écoulés, afin d’éviter une mévente de la production locale. Mais, en novembre 2025, le gouvernement a dû rassurer les consommateurs sur la disponibilité du sucre tout en gérant une hausse ponctuelle des importations de sucre brut et raffiné (passant de 5,1 à 14,5 milliards de FCFA en un mois) pour stabiliser le marché.Sauver la CSS est d’autant plus urgent que l’État du Sénégal a lancé le Plan de Redressement Économique et Social (PRES) doté de 633,7 milliards de FCFA pour 44 projets prioritaires. 

Bien que le groupe Mimran soit un acteur industriel majeur, les aides directes de l’État en 2026 semblent davantage orientées vers la souveraineté alimentaire globale et le soutien aux PME (1 000 milliards de FCFA annoncés par le Premier ministre). Malgré ses difficultés, la CSS continue de jouer un rôle social fort, notamment par la distribution de paille de canne aux éleveurs lors des périodes de soudure en 2025.

En résumé, l’aide de l’État envers la CSS en 2026 doit se manifeste moins par des subventions directes que par une protection du marché intérieur contre la concurrence des sucres importés, un équilibre délicat à maintenir pour garantir à la fois la survie de l’industrie locale et des prix abordables pour les populations

Quand Bassirou Diomaye Faye tressait des lauriers à la CSS

De passage à Richard-Toll, lors d’une tournée, le Président Bassirou Diomaye Faye avait vivement salué l’apport de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) dans la quête de la souveraineté alimentaire au Sénégal. « Nous saluons les efforts entrepris par la CSS dans la production et le vaste programme que ses responsables mettent en Å“uvre pour accompagner l’Etat du Sénégal dans la souveraineté alimentaire », avait-il déclaré. 

D’après africa7radiotv.com, le Président s’était alors rendu dans les casiers agricoles et les installations industrielles de la CSS. Sur place, il avait loué les efforts de modernisation des équipements de la compagnie sucrière sénégalaise. « Depuis des décennies, les efforts de la CSS continuent avec la modernisation des équipements qui engage d’autres investissements », avait-t-il martelé, en magnifiant la volonté de l’unité agro-industrielle à accompagner l’Etat du Sénégal dans sa quête à la souveraineté alimentaire. Bassirou Diomaye Faye de souligner qu’avec la montée des besoins en consommation des populations, l’envergure des exploitations et le poids démographique, la CSS a très vite anticipé sa politique de production agricole. 

Le Président de la République avait ajouté que cette volonté de la CSS mérite une attention particulière et un accompagnement de l’Etat pour qu’à l’horizon 2030, l’entreprise atteigne son objectif de faire passer de 140 mille tonnes à 220.000 tonnes sa production de sucre. Pour rappel à son arrivée à Richard-Toll, le Chef de l’Etat avait été accueilli par le Directeur Général de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS), Guillaume Ranson, le maire de la commune de Richard-Toll, Amadou Mame Diop, le maire de Ndombo, Madické Mbodji et le maire de Mbane, Dembel Dembarou Sow.
 
 
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