Dans un entretien accordé à L'Observateur, le président de Touba Ca Kanam, Serigne Mame Mor Mbacké, souligne que le Grand Magal de Touba dépasse le simple cadre organisationnel pour constituer le « principal levier de développement de la ville ». Alors que l'événement draine « entre 6,5 millions de personnes, voire davantage » et génère des flux financiers évalués « autour de 630 milliards de francs CFA », la cité religieuse ne tire pas encore pleinement parti de cet impact économique.
« C'est au niveau de la planification et de l'organisation que le bât blesse », déplore-t-il, estimant qu'il est « impératif d'améliorer notre structuration » en organisant des assises et des séminaires afin de mieux valoriser les filières du bétail, de l'artisanat, de l'agroalimentaire et de la transformation des produits locaux. Citant le modèle de La Mecque, il plaide pour que chaque édition stimule durablement l'économie locale.
L'objectif, explique l'interlocuteur du quotidien du Groupe futurs médias, est que « le Magal ne soit plus seulement un rassemblement spirituel, mais un véritable catalyseur de prospérité économique pérenne pour Touba », au service notamment de l'amélioration de l'accès à l'eau, à la santé et à l'éducation.







