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Blanc, Noir ou Japonais, on veut gagner ! » : Pourquoi le passeport du futur sélectionneur n'est plus une priorité


Rédigé le Dimanche 5 Juillet 2026 à 15:10 | Lu 35 fois | 0 commentaire(s)




L’élimination du Sénégal dès les seizièmes de finale de la Coupe du monde a ouvert un vaste chantier autour de l’avenir des Lions de la Teranga. Si la Fédération sénégalaise de football (FSF) ne s’est pas encore formellement prononcée sur le sort de Pape Thiaw, les débats, eux, ont déjà commencé.

Une chose frappe cependant dans les réactions des supporters : la question de la nationalité du futur sélectionneur semble désormais secondaire. Ce qui revient avec force dans les discussions, sur les plateaux de télévision, les radios et les réseaux sociaux, c’est une idée simple : « Blanc, Japonais ou Noir… l’essentiel, c’est qu’il soit compétent. »

Pendant des années, le football sénégalais s’est régulièrement divisé entre les partisans d’un sélectionneur local et ceux qui défendaient la nomination d’un technicien étranger. Chaque changement de sélectionneur relançait cette opposition historique. Mais l’élimination prématurée au Mondial semble avoir profondément changé les priorités. Pour une grande partie des supporters, le débat ne porte plus sur le passeport du futur entraîneur, mais sur sa capacité à remettre rapidement la sélection sur le chemin de la performance.

Les supporters réclament désormais un homme capable d’imposer une identité de jeu claire, de faire les bons choix tactiques, de gérer les fortes personnalités du vestiaire et de répondre aux exigences du très haut niveau.

Le Sénégal dispose aujourd’hui d’un effectif riche, composé de joueurs évoluant dans les plus grands championnats mondiaux. Pour de nombreux observateurs, cette génération mérite un entraîneur de calibre international capable de tirer le meilleur de son potentiel. Au lendemain du fiasco américain, les critiques se sont concentrées sur les choix tactiques, la gestion des temps forts et des temps faibles, ainsi que sur certaines décisions logistiques prises durant la compétition. Dans ce contexte, les supporters estiment que le prochain sélectionneur devra être choisi sur des critères d’expérience et de vision, bien plus que sur son origine.

Le mot d’ordre est clair : le Sénégal ne cherche pas un symbole, mais un bâtisseur.

Plusieurs profils, une même exigence

Dans l'esprit du public, trois profils majeurs se détachent déjà pour incarner ce renouveau, chacun avec des arguments bien distincts.

Habib Beye, libre de tout contrat, séduit une grande partie des supporters par son discours moderne, son leadership naturel et son attachement viscéral au football sénégalais.

Hervé Renard, double vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations avec la Zambie et la Côte d’Ivoire, incarne l’expérience éprouvée et la maîtrise parfaite du football africain. Son nom rassure ceux qui souhaitent un entraîneur habitué au stress des grandes compétitions.

Omar Daf, ancien international sénégalais et entraîneur rigoureux sur les bancs de Ligue 2 française, apparaît comme une option hautement crédible grâce à sa connaissance fine de la tanière et de la maison fédérale.

Trois philosophies différentes pour une même attente : redonner une ambition claire aux Lions.

Le choix final de la Fédération sénégalaise de football dépassera largement la simple désignation d’un sélectionneur. Il s’agira de définir la direction structurelle que prendra la sélection nationale pour les prochaines années. Les échéances immédiates exigeront un projet solide, une vision claire et un management fort capable de fédérer un groupe ambitieux.

Une certitude se dégage déjà au sein de l’opinion : le futur sélectionneur sera jugé exclusivement sur ses résultats, et non sur son passeport.



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